Une éthique qui néglige les conséquences de l’avortement ou de la drogue
Rome, 9 juillet 2010 (Apic) L’Osservatore Romano s’en est pris à une certaine éthique qui, «sous couvert de liberté» et d’»autodétermination», néglige les conséquences sur l’individu de choix tels que l’avortement ou la consommation de drogue. Dans un article publié en Une de son édition datée du 10 juillet, le quotidien du Vatican réagissait au procès récemment intenté contre un médecin anglais pour avoir dissuadé ses patientes à recourir à l’avortement, finalement acquitté.
En se concentrant uniquement sur «la prolifération des méthodes d’avortement sans aucune attention à la prévention, on se limite à soigner les conséquences en ignorant les causes», a regretté le professeur en néonatologie Carlo Valerio Bellieni, avant de critiquer le «mal répandu» que constitue «l’éthique qui ne se préoccupe que des conséquences». «Combien de pages dans les journaux sur la libéralisation des drogues et combien, en revanche, sur les raisons qui poussent un jeune
«Sous couvert de liberté, cette éthique ne génère que la solitude», au nom du «mythe postmoderne de l’autodétermination» selon lequel «seuls les choix pris dans la solitude sont libres et véritables», a expliqué Carlo Valerio Bellieni. Et de fustiger ceux pour qui «un monde solidaire ne plairait pas», à savoir «ceux qui placent l’autonomie au-dessus de l’évidence scientifique» et élèvent «la solitude de l’homme au rang de tribunal suprême».
Ces derniers, a conclu le médecin italien, seraient certainement désarmés si l’Europe consacrait son budget à «la supression, culturellement et structurellement, du malaise des jeunes plutôt que de multiplier les ›marijuana cafés’», ou si elle aidait les femmes «au lieu d’inventer de nouvelles pilules abortives». (apic/imedia/cp/bb)
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