Ils se joignent aux manifestations gouvernementales contre l’enquête des Nations Unies
Bangalore, 18 juillet 1010 (Apic) Des moines bouddhistes ont pris part à des manifestations progouvernementales pour protester contre la décision des Nations Unies d’enquêter sur les allégations de crimes de guerre commis contre la minorité ethnique tamoule à Sri Lanka.
Le 7 juillet, indique l’Agence œcuménique ENI, des fonctionnaires des Nations Unies ont conseillé aux employés de demeurer chez eux afin d’éviter les protestations progouvernementales annoncées devant leurs bureaux.
Le refus absolu du gouvernement sri-lankais d’autoriser l’entrée d’une équipe chargée par le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon d’enquêter sur les allégations de violations des droits humains dans les derniers temps de la guerre ethnique a consterné beaucoup de militants pour la paix dans le pays.
«Nous sommes déçus par cette réaction du gouvernement», a déclaré à ENI Jehan Perera, directeur du Conseil national pour la paix, qui compte parmi ses membres les grandes Eglises du pays à Colombo.
Le gouvernement sri-lankais a rejeté comme «injustifiée» la présence de l’équipe de trois membres annoncée le 23 juin par les Nations Unies. Cette équipe, qui comprend notamment la militante des droits humains Yazmin Sooka, membre de la Commission sud-africaine Vérité et réconciliation, doit soumettre son rapport dans quatre mois.
Jehan Perera, de confession catholique, a indiqué qu’en s’opposant aux enquêtes internationales sur la situation des droits humains, «le gouvernement se place lui-même dans une position difficile.» Il a fait observer que si la majorité cinghalaise approuve l’attitude du gouvernement à l’égard de «l’ingérence étrangère» dans les affaires intérieures de Sri Lanka, les membres de la minorité tamoule, pour leur part, ne sont «pas surpris» par la réaction du gouvernement à l’attention internationale portée à sa «guerre réussie».
Le long conflit ethnique à Sri Lanka plongeait ses racines dans la domination exercée par la majorité de langue cinghalaise, dont les membres sont pour la plupart bouddhistes et qui représente plus de 70 pour cent de la population de 21 millions d’habitants de Sri Lanka, sur la population de langue tamoule, qui constitue 18 pour cent. (apic/eni/pr)
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