Malgré de nombreuses divergences
Stuttgart, 22 juillet 2010 (Apic) Le président sortant de la Fédération luthérienne mondiale a appelé les délégués à l’Assemblée de la FLM, qui se tient actuellement à Stuttgart, en Allemagne, à demeurer unis et à éviter les scissions, malgré des divergences sur des questions relatives à la sexualité.
«Il n’est pas opportun que de nouvelles traditions luthériennes apparaissent dans le monde; nous devons réaliser notre unité», a déclaré l’évêque Mark Hanson, dans un discours prononcé le 21 juillet, cité par l’Agence ENI.
L’évêque Hanson, qui est également président de l’Eglise évangélique luthérienne d’Amérique, s’exprimait à la suite de conflits qui ont surgi entre certaines Eglises du continent africain et des Eglises occidentales au sujet du rôle des homosexuels dans l’Eglise.
Ces derniers mois, l’Eglise évangélique luthérienne de Tanzanie, seconde Eglise luthérienne au niveau mondial en terme des membres, a déclaré son opposition aux unions entre personnes du même sexe et aux Eglises qui soutiennent de telles unions.
Le président de la FLM s’est écarté du texte de son discours adressé aux délégué de la Onzième Assemblée de la FLM, réunie à Stuttgart du 20 au 27 juillet, pour lancer un appel à l’unité.
«Je suis très préoccupé de voir que nous nous trouvons au bord de l’abîme, du fait que la riche tradition de la théologie luthérienne est utilisée pour diviser les luthériens», a-t-il déclaré. Se référant à 2017, où on célébrera le 500e anniversaire de la Réforme ainsi que le rôle joué par Martin Luther, il a ajouté: «L’an 2017 approche et cette date devrait être la célébration de notre diversité et non pas celle de notre division.»
L’évêque Hanson a aussi exprimé sa préoccupation de voir que les Eglises de l’hémisphère sud continuent à grandir, alors que celles de l’Europe et de l’Amérique du Nord perdent des fidèles.
Pour sa part, le pasteur Ishmael Noko, secrétaire général de la FLM, a rappelé dans son rapport présenté à l’Assemblée que la Fédération luthérienne mondiale lutte toujours pour «se montrer à la hauteur de sa propre vision de l’inclusivité».
Lors de sa conférence de presse, après une question concernant les noms des régions qui ordonnent des femmes et de celles qui ne le font pas, le pasteur Noko s’est contenté de dire que dans certains continents quelques Eglises ordonnent des femmes et d’autres s’y refusent, ajoutant que les résistances sont plus marquées en Afrique, en Asie et en Amérique latine.
«Notre communion a pour vocation d’être inclusive», a affirmé le pasteur Noko, Zimbabwéen ayant accompli sa formation en Afrique du Sud et au Canada. (apic/eni/pr)
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