Vers la Reconnaissance des «vertus héroïques» du Père Henri Grialou?

Rome: Le Procès de béatification d’un religieux français sur le point de franchir une nouvelle étape

Rome, 26 juillet 2010 (Apic) La Congrégation pour les causes des saints pourrait bientôt proposer à Benoît XVI de reconnaître les « vertus héroïques » du Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus (1894-1967), indique l’Agence I.Media à Rome. Le procès de béatification de ce carme français fondateur de l’Institut Notre-Dame de Vie en 1932 avait été ouvert il y a 25 ans.

Le 14 juillet 2010, la commission des théologiens de la Congrégation pour les causes des saints a émis un avis favorable en vue de la proclamation de la reconnaissance de l’héroïcité des vertus de ce carme français.

Les théologiens se sont prononcés sur la Positio d’environ 3000 pages, achevée en décembre 2009, présentant la vie et les vertus évangéliques du père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus.

En septembre 2010, les cardinaux membres de ce dicastère devraient étudier la cause du Français Henri Grialou, nommé Marie-Eugène en religion. Si la procédure se poursuit sans obstacle et si les cardinaux et évêques se prononcent en faveur de l’héroïcité des vertus du Père carme, Benoît XVI pourrait signer le décret sur ses vertus héroïques peu avant Noël 2010, le proclamant alors « vénérable ».

Pour la béatification, il faudra en outre la reconnaissance d’un miracle dû à son intercession. De sources autorisées, le dossier concernant une guérison miraculeuse attribuée au Père Marie-Eugène serait déjà bien avancé.

Henri Grialou est né le 2 décembre 1894 au Gua, en Aveyron (France). Il part en 1905 à l’école des Pères du Saint-Esprit à Suse (Italie) pour 2 ans. Puis, ses études en Lozère et en Aveyron seront interrompues par la première guerre mondiale (1914-1918) qui l’enverra au front. De retour au grand séminaire de Rodez en 1919, il y sera ordonné prêtre le 4 février 1922. 20 jours plus tard, il entre au noviciat des carmes près de Fontainebleau, où il prend le nom de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus.

Après avoir été au couvent des carmes de Lille, il devient supérieur au couvent du Petit Castelet, près de Tarascon, puis prieur au couvent d’Agen. En 1932, il fonde l’Institut Notre-Dame de Vie. En 1948, Notre-Dame de Vie est officiellement érigé comme institut séculier de droit diocésain. Un an après, le 1er volume de son maître-ouvrage, Je veux voir Dieu, est paru. Le père Marie-Eugène meurt le 27 mars 1967. (apic/imedia/lb/pr)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/vers-la-reconnaissance-des-vertus-heroiques-du-pere-henri-grialou/