Une nonne âgée a trouvé la mort dans l’explosion
Moscou, 1er août 2010 (Apic) Plusieurs suspects ont été arrêtés après l’attentat contre une église orthodoxe à Zaporizhye, une ville industrielle située à environ 600 km au sud-est de Kiev, capitale de l’Ukraine, a annoncé dimanche 1er août l’agence de presse russe Interfax.
L’agence de presse Itar-Tass, pour sa part, n’exclut pas que des motifs religieux soient derrière cet attentat qui a causé la mort le 28 juillet d’une religieuse âgée, et fait huit blessés au moment même où le patriarche Kirill Ier, chef de l’Eglise orthodoxe russe, achevait une visite dans l’ancienne République soviétique.
L’engin a explosé le 28 juillet près d’un banc situé dans l’entrée de l’église de la Sainte Protection de la Mère de Dieu, où était assise la religieuse Lioudmila, une nonne âgée de 80 ans. Elle a succombé plus tard à l’hôpital, brûlée à 40% et souffrant de nombreuses fractures. Selon la police, il semble probable que la bombe était de fabrication artisanale et qu’elle contenait entre 300 et 400 g de TNT (trinitrotoluène). Toutes les églises de Zaporizhye ont été passées au crible par la police le 29 juillet pour y déceler d’éventuels explosifs, a indiqué le diocèse orthodoxe de Zaporizhye.
Sur le site internet du diocèse, l’évêque Iosif de Zaporizhye et Melitopol a appelé à éviter la vengeance: «Chaque individu, s’il est un enfant dévoué de l’Eglise orthodoxe, doit venir dans le temple de Dieu et montrer par cela le courage chrétien, montrer qu’aucune intrigue ourdie par les hommes de main des ennemis de la race humaine ne saurait briser notre esprit chrétien».
L’église de la Sainte Protection de la Mère de Dieu appartient à l’Eglise orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou, qui représente environ un tiers de l’ensemble des paroisses, évêques et membres du clergé de l’Eglise orthodoxe russe. Depuis la chute de l’Union soviétique, l’Ukraine connaît des tensions au sujet d’Eglises dissidentes.
Il existe désormais plusieurs Eglises orthodoxes en Ukraine, dont celle qui dépend du Patriarcat de Moscou et une autre, dénommée Patriarcat de Kiev, qui n’est reconnue par aucune des Eglises orthodoxes canoniques dans le monde. D’après un porte-parole du Patriarcat de Kiev, ce seraient des groupes anti-chrétiens ou païens qui seraient responsables de l’attentat.
Le patriarche Kirill Ier ne s’est pas rendu à Zaporizhye pendant sa visite de huit jours en Ukraine, mais il a passé près de deux jours à Dniepropetrovsk, qui se trouve à 80 km au nord de la ville. (apic/eni/interfax/itar-tass/be)
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