Kenya: Polémique au sein des Eglises après l’adoption de la nouvelle Constitution

Des responsables d’Eglise opposés au texte campent sur leur position

Nairobi, 15 août 2010 (Apic) Les responsables d’Eglise du Kenya estiment qu’il n’y a pas lieu d’exprimer de regrets pour avoir appelé à rejeter le projet de Constitution pour ce pays d’Afrique de l’Est, projet largement plébiscité par les électeurs lors d’un référendum début août.

«Aucune excuse n’est nécessaire. La voix de l’Eglise est une voix de prophétie et nous n’avons rien fait de mal en prenant position sur ce projet», a déclaré l’évêque anglican Julius Kalu, de Mombasa.

La nouvelle constitution permet de restreindre les pouvoirs du président et institue une déclaration des droits des citoyens. Elle a été élaborée suite à des violences ayant causé la mort de plus d’un millier de personnes à l’issue d’une élection contestée, en 2007.

Pourtant, de nombreux responsables chrétiens du Kenya ont fait campagne contre le projet, car selon eux certaines clauses de la constitution permettront l’avortement, légitimera les tribunaux islamiques et limiteront la liberté de culte.

Suite au référendum du 5 août, le Congrès national de la société civile a appelé les responsables d’Eglise à présenter des excuses pour les positions qu’ils ont prises. Le Congrès comprend des membres du clergé à la retraite, comme le pasteur Timothy Njoya, de l’Eglise presbytérienne d’Afrique de l’Est, qui a fait campagne pour la nouvelle constitution.

Les responsables d’Eglise qui ont fait campagne contre la constitution affirment néanmoins que celle-ci assouplirait les lois anti-avortement, car elle ne définit pas clairement dans quels cas la vie d’une mère est en danger. (apic/eni/pr)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/des-responsables-d-eglise-opposes-au-texte-campent-sur-leur-position/