Fribourg: Francis Zufferey, Père du Saint-Esprit, Conseiller spirituel de l’équipe Notre-Dame 2 de Fribourg

Un homme d’humour et de finesse

Fribourg, 22 août 2010 (Apic) Rencontrer le Père Francis Zufferey est toujours sujet d’étonnement et de ravissement. Ce Père missionnaire spiritain a bien roulé sa bosse. Il sait partager, dans la bonne humeur, ses expériences et sa conviction religieuse. Dieu n’est pas, pour lui, un donneur d’ordres, encore moins un moraliste. Il est celui qui appelle tout homme à marcher à sa suite.

La vocation de Francis Zufferey est née d’une conférence entendue dans sa jeunesse où il a appris que les enfants noirs ne savaient pas qui est Jésus. Cela l’a amené à relire sa vie et à apprendre à échanger sur le vécu. Mais, homme de liberté, il ne voulait pas être prêtre diocésain, estimant que le prêtre y est trop souvent confiné entre l’église et la cure.

Aumônier des Equipes Notre-Dame (END)

C’est au Sénégal qu’il a rencontré un jeune couple à l’origine d’une Equipe Notre-Dame en 1969 à Saint-Maurice en Valais. En 1980, il devient le conseiller spirituel de cette première équipe, puis accepte en 2002 d’être le conseiller spirituel des END pour le Valais. A Fribourg, il remplacera l’aumônier malade et se dit heureux d’avoir beaucoup reçu des END. Pour lui, la chance qu’il a eue, c’est de pouvoir disposer du temps nécessaire pour la préparation des rencontres. Il voit dans les Equipes Notre-Dame «une vie d’Eglise». Les échanges qui s’y font sont toujours porteurs d’espérance et de nouveau départ. Les END lui donnent «les moyens de tenir un certain tonus pour sa spiritualité.» Il y voit un temps fort de ressourcement spirituel. Chaque rencontre est pour lui un moment d’enrichissement, sachant qu’il a pu apporter un quelque chose à la vie des couples.

Les Equipes Notre-Dame permettent de clarifier la vie de ceux qui en font partie. Elles sont aussi là pour «mettre sa vie sous le regard de Dieu, ensemble avec les frères et sœurs présents».

Aumônier des personnes avec handicap

En plus de cette activité, Francis Zufferey s’occupe aussi de la pastorale des sourds et muets. Il participe aux réunions de «Foi et Lumière», association de familles ayant des enfants souffrant d’un handicap. Cela l’amène de Fribourg à Bulle, en passant par Romont. A chaque célébration eucharistique, il veille à ce que la pratique soit adaptée aux personnes présentes, et préfère célébrer l’office dans des salles plutôt que dans une «église». C’est pour lui une manière de faire qui rapproche les gens.

Une séance pas triste au Grand-Saint-Bernard

Comme chaque année l’Equipe Notre Dame de Fribourg 2 se rend à l’hospice du Grand Saint-Bernard en Valais, pour un week-end de réflexion. Cette année, il a eu lieu les 10 et 11 juillet. En plus des balades dans le cadre idyllique des sommets, le groupe a eu l’occasion de faire le bilan de l’année et de proposer un thème pour l’année nouvelle: l’aventure du mariage chrétien. Mais il a aussi eu la chance d’échanger avec l’aumônier sur les questions plus personnelles des couples. Toujours avec délicatesse, Françis Zufferey avait le mot pour mettre à l’aise et sans porter de jugement, mais en essayant chaque fois de relativiser la situation, avec un bon mot pour chacun. Dans le sérieux de la discussion il a su mettre un brin d’humour, se servant par exemple d’une vieille poêle à griller les marrons comme d’un grillage de confessionnal, faisant rire l’assemblée et ne se prenant pas au sérieux, tant pour lui l’important réside dans la foi vécue et dans la relation des humains entre eux.

Pour ceux du groupe qui ne connaissaient pas le personnage, la surprise fut grande de le voir débarquer à l’hospice au volant d’une puissante moto. A passé soixante ans, il maîtrisait son bolide à merveille.

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