Rome: Peine de mort et lapidation: un non systématique

Le cas de Sakineh Mohammadi Ashtiani préoccupe le Vatican

Rome, 6 septembre 2010 (Apic) La suspension de la condamnation à mort par lapidation de l’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani constitue une «situation très délicate», a confié le 6 septembre 2010 à I.MEDIA Mgr Pier Luigi Celata, secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, invitant à une extrême prudence car «il y va de la vie d’une personne».

Le «numéro deux» du dicastère en charge du dialogue avec les musulmans a mis en garde contre tout «risque de compromettre» le travail accompli par le Saint-Siège, qui doit «suivre son cours». La veille, le Père Federico Lombardi avait déjà indiqué que le Saint-Siège suivait cette affaire «avec attention et implication» et intervenait «non pas publiquement mais par voie diplomatique».

Privilégier la diplomatie avec les pays musulmans

Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège avait rappelé que l’Eglise était «contre la peine de mort», dont «la lapidation est une forme particulièrement brutale».

Sakineh Mohammadi Ashtiani a été condamnée à mort par lapidation en 2006 pour adultère et complicité dans le meurtre de son mari. Cette condamnation a déclenché une vaste campagne internationale pour éviter ce châtiment qui a été provisoirement suspendu.(apic/imedia/cp/js)

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