Paris: Le cardinal André Vingt-Trois publie un document de réflexion sur la famille dans la société française aujourd’hui

«La famille et la jeunesse: une espérance !»

Paris, 8 septembre 2010 (Apic) En cette rentrée scolaire, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, publie un document de réflexion sur la famille dans la société française aujourd’hui, intitulé «La famille et la jeunesse: une espérance !» (*)

Dans ce document, l’archevêque de Paris invite non seulement à réfléchir mais aussi à mettre en œuvre des initiatives concrètes pour le bien des familles et des jeunes. Les titres des différentes parties de sa Lettre disent bien l’intention portée: De profondes mutations; Que voulons-nous vivre ?; Que pouvons-nous faire ?

L’archevêque part du constat que dans la société occidentale, «la famille comme la jeunesse sont plus vécues comme des problèmes que comme une espérance». A la fois objet de grandes attentes et «fortement contestée», la famille se trouve dans une situation contrastée. De même la jeunesse.

Retrouver confiance dans notre avenir

L’objectif de l’année pastorale «Famille et jeunesse» que demande l’archevêque est clair. Il voudrait que les réflexions de cette année et les actions qui seront engagées «nous rendent confiance dans notre avenir et fassent de nous des témoins d’une espérance pour nos contemporains: l’amour conjugal, la responsabilité parentale, l’expérience familiale, le temps de la croissance et de l’éducation ne sont pas fatalement voués à l’échec et à la souffrance. Ils peuvent véritablement être un chemin de bonheur et de joie».

L’analyse de Mgr Vingt-Trois à propos de la famille et du mariage montre que les mutations des deux derniers siècles viennent d’une «privatisation complète des comportements et des motivations». Et cependant, note-t-il, «le crédit dont jouit la famille et les espérances qu’elle porte créent un désir de garder le nom, «la marque», et de l’appliquer sur des réalités humaines vécues qui ne sont pas du tout les mêmes. Pourquoi tient-on tellement à garder la marque ?»

Ainsi, la seconde partie, beaucoup plus longue, s’ouvre-t-elle sur une proposition simple : « Si nous voulons avancer, notre première tâche est d’essayer d’exprimer d’une façon claire ce que nous mettons derrière le mot «famille». Cet effort de formulation dans nos échanges doit nous permettre de mieux préciser ce à quoi nous tenons et dont nous voulons témoigner auprès de nos contemporains».

Délivrer un message d’espérance

Pour aider à cette réflexion, l’archevêque rappelle, à partir d’études qui ont été réalisées dans la période moderne, un invariant. Tout en sachant que « selon les époques et les cultures, la liaison entre ces trois objectifs a pu prendre des formes différentes», on remarque que toutes les sociétés ont élaboré des processus d’éducation dont la famille est le pivot central. C’est autour de la famille que sont liés l’objectif de la stabilité des époux, l’objectif d’une certaine réussite de l’éducation des enfants et l’objectif d’une vision prospective pour une société.

La troisième partie s’ouvre sur une question: «Une fois mieux éclairés sur les enjeux de la famille, peut-être vous demandez-vous: «Que nous faut-il donc faire ?»» Un peu plus loin arrive une indication: «Si vous avez accepté de considérer qu’il y a quelque chose à faire et que vous pouvez faire quelque chose, je vous propose quelques pistes de réflexion pour progresser». Et l’archevêque de détailler cinq points qui lui apparaissent fondamentaux pour la mise en œuvre d’un renouveau: la force du lien entre les époux; l’obéissance des parents; la liberté des parents par rapport à leurs enfants; l’affrontement des conflits et l’expérience de la miséricorde.

Dans sa conclusion, l’archevêque donne des pistes d’actions pour les paroisses, leur demandant d’être particulièrement attentives préoccupations des familles: «familles plus ou moins éloignées de l’Eglise, familles en situations difficiles (parents isolés, personnes divorcées et personnes divorcées et remariées, personnes frappées par le chômage, la maladie, etc.) que ce soit dans le domaine de l’éducation des enfants, l’accompagnement des couples ou la place accordée aux retraités. Autant de sujets de société sur lesquels les chrétiens ont un message d’espérance à délivrer. JB/Com

(*) Ce document de 24 pages a été édité à 115 000 exemplaires. Il est diffusé par l’intermédiaire des paroisses et des établissements d’enseignement catholique de Paris. Il est disponible à l’adresse: www.catholique-paris.com/IMG/pdf/lettre_pastorale_BD.pdf et à l’Archevêché de Paris 8 rue Gît le Cœur 75006 Paris. (apic/com/be)

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