Paris: L’ancien rédacteur en chef religieux du quotidien «La Croix» s’installe en Roumanie

Sa mission: œuvrer à la réconciliation entre les communautés divisées

Paris/Bucarest, 8 septembre 2010 (Apic) Le Père Michel Kubler, ancien rédacteur en chef religieux du quotidien français «La Croix», vit désormais en Roumanie. A la demande de ses supérieurs assomptionnistes, il s’installe dès le 14 septembre à Bucarest, où sa congrégation va rouvrir une grande maison pour servir le dialogue entre les Eglises et l’œcuménisme.

Après avoir quitté «La Croix» fin 2009, notamment dans le but de se «renouveler» et «d’apporter du sang assomptionniste neuf à la rédaction en chef du journal» et au terme d’un semestre sabbatique, le Père Kubler est chargé d’une nouvelle mission. Il va donc, au terme de vingt années de journalisme, dont plus de douze comme rédacteur en chef religieux, se consacrer à la réconciliation entre les communautés divisées. Cette tâche est en effet l’une des «marques de fabrique» des assomptionnistes, particulièrement en Europe orientale, une terre peuplée majoritairement de fidèles orthodoxes.

«C’est ainsi que, depuis plus de cent ans, les Augustins de l’Assomption sont présents en Russie, en Roumanie, en Bulgarie, en Grèce, en Turquie, ainsi qu’à Jérusalem, dans ce que nous appelons notre ›Mission d’Orient», écrit Michel Kubler dans sa dernière «lettre aux amis».

Expulsés après l’arrivée au pouvoir des communistes

Le Centre «Unitate» d’Etudes byzantines et de Rencontres œcuméniques de Bucarest, où il va vivre et travailler désormais, s’inscrit dans cette présence assomptionniste ancienne en Roumanie (depuis 1923). Le bâtiment qui l’héberge avait été construit par la congrégation des assomptionniste pour accueillir en 1937 son Institut français d’études byzantines, alors replié de Turquie. Mais l’arrivée au pouvoir du régime communiste provoqua l’expulsion, en 1947, de cette équipe de religieux, scientifiques de renommée internationale. Le bâtiment, aujourd’hui restitué, a été totalement rénové pour qu’il puisse reprendre cette mission.

Une nouvelle communauté assomptionniste, formée des Pères Lucian et Ovidiu, jeunes Roumains, du Père Cornie, Belge, et de Michel Kubler vient donc s’ajouter aux deux autres communautés existant à ce jour dans le pays (l’une en Transylvanie, de rite byzantin, l’autre en Moldavie, de rite latin). Elle-même de rite latin, la nouvelle communauté animera ce centre, selon trois axes principaux:

– la culture byzantine, en mettant à la disposition du public une bibliothèque universitaire, spécialisée dans l’histoire et la doctrine du christianisme oriental. «La simple existence de cet outil, et les échanges qu’il permettra, formeront comme un pont entre les confessions catholique et orthodoxe», dixit le Père Kubler.

– le dialogue œcuménique, par l’organisation de débats, formations et groupes de réflexion réunissant des intervenants et auditeurs de toutes confessions chrétiennes sur des questions d’Eglise et de société.

– la formation des jeunes chrétiens, dans le cadre d’un foyer d’étudiants où catholiques, orthodoxes et protestants apprendront à mieux connaître et estimer leurs traditions religieuses respectives.

«Unitate», tel est le nom du nouveau centre des assomptionnistes. Ce cri avait jailli du peuple de Roumanie, orthodoxes et catholiques réunis, lors de la visite du pape Jean Paul II à Bucarest en 1999, premier voyage d’un pape en terre orthodoxe. «Une manière, pour nous, de soutenir le désir de tous les chrétiens de retrouver un jour une pleine communion entre eux, et de permettre à tous de ›respirer avec les deux poumons’ du christianisme, selon l’image qu’affectionnait Jean Paul II», souligne le Père Kubler dans sa lettre. Le Centre «Unitate» est placé sous le double patronage des saints André et Pierre (deux frères, l’un patron de l’Eglise roumaine, l’autre de l’Eglise romaine). (apic/com/be)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/sa-mission-oeuvrer-a-la-reconciliation-entre-les-communautes-divisees/