Il voulait répliquer à la menace du pasteur américain d’incendier 200 exemplaires du Coran
Johannesburg, 12 septembre 2010 (Apic) La justice sud-africaine a interdit vendredi dernier, a un homme d’affaires du pays, Mohammed Vawda, de brûler des Bibles, qu’il entendait brûler samedi 11 septembre. Il voulait répliquer à la menace d’un pasteur américain de mettre le feu à 200 exemplaires du Coran, à l’occasion du 9e anniversaire des attentats du 11 septembre 2000.
La Haute cour de justice de Johannesburg qui avait été saisie par un groupe d’intellectuels musulmans dénommé « Les Chercheurs de la vérité », a publié « un arrêt d’urgence » interdisant à Vawda d’organiser une « journée d’autodafé de la Bible » sur une place de la ville, a précisé le Saturday Star. Selon le site internet du quotidien, www.thestar.co.za, l’homme d’affaires avait prévu d’organiser la séance d’autodafé de la Bible, sur les pelouses de Beyers, à Square Naude, au centre de Johannesburg.
L’avocat du groupes Les Chercheurs, Zehir Omar, qui avait introduit la saisine de la Haute cour de justice, a déclaré que les juges ont expliqué dans leur décision, que brûler un texte religieux, considéré comme sacré par des membres de la communauté sud-africaine, est « contraire à la loi ». En plus, « la liberté d’expression d’une personne était limitée si son exercice était considéré comme injurieuse par d’autres ».
Mohamed Vawda s’est lui-même déclaré « satisfait » de cette décision, d’autant que les juges ont cité, à l’appui de leur jugement, des versets du Coran, tout en soulignant « l’importance de respecter les textes sacrés, la Bible ou la Torah ».
Son avocat a estimé que l’exemple sud-africain devrait être suivi par les Etats-Unis à l’encontre du pasteur Jones ou d’autres qui auraient des projets similaires à l’avenir. Le pasteur Jones m’a mis en colère et m’a scandalisé. Mon action était dirigée contre lui (…), a fait remarquer Vawda. (apic/ibc/pr)
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