Le gouvernement prié de mettre fin à cette violence
Jakarta, 13 septembre 2010 (Apic) La police indonésienne a procédé à des interrogatoires suite à l’agression de responsables d’une Eglise chrétienne de Jakarta. L’attaque a fait deux blessés, dont un pasteur, de source policière locale.
Survenue lors des fêtes de la fin du ramadan et après les menaces d’un pasteur intégriste américain de brûler le Coran, l’agression a aussitôt été condamnée par le gouvernement et les responsables religieux, selon Bahrul Hayat, secrétaire général des Affaires religieuses du pays.
Pour le ministère des affaires religieuses, cette agression est un acte purement «criminel», sans connotation religieuse, malgré les tensions qui opposent depuis plusieurs mois musulmans et chrétiens à Bekasi, dans la banlieue de Jakarta.
C’est une communauté protestante qui a été visée. Des membres de cette dernière ont affirmé que les agresseurs portaient des tenues musulmanes et ont empêché la tenue d’un service religieux avant de poignarder une personne âgée de la communauté et de frapper une femme pasteur, Luspida Simandjuntak. Les deux blessés ont été hospitalisés.
La police interroge neuf personnes, mais aucun suspect n’a encore été mis en cause dans cette agression, a indiqué le responsable de la police, Marwoto Soeto.
Le 15 août, des centaines d’Indonésiens avaient manifesté à Jakarta pour demander au président Susilo Bambang Yudhoyono de faire cesser les attaques lancées par des islamistes contre les églises chrétiennes du pays.
Des «groupes violents ciblant les chrétiens» ont violé à 28 reprises la liberté religieuse depuis le début de l’année, alors que 17 cas avaient été recensés pour l’ensemble de l’année 2008 et 18 en 2009, selon l’institut Setara pour la démocratie et la paix.
La Constitution de l’Indonésie, le pays musulman le plus peuplé au monde avec près de 90% de sa population se réclamant de l’islam, garantit la liberté de culte. (apic/ag/js)
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