Rencontres à caractère politique
Le pape a aussi accordé quelques minutes d’audience à la travailliste Harriet Harman, leader de l’opposition. Quelques plus tard, un mouvement d’opposants à la visite du pape commençait à s’organiser dans les rues de la capitale.
Benoît XVI a ainsi d’abord présenté ses condoléances au premier ministre pour le récent décès de son père, a rapporté plus tard le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège. Au fil des discussions d’une vingtaine de minutes, les deux hommes ont ensuite «rappelé les points d›intérêt communs» entre le gouvernement britannique et le Saint-Siège, «comme cela est arrivé à plusieurs occasions durant les premiers jours du voyage», et en particulier lors du dîner de la veille à la Lancaster House de Londres, entre des responsables du Vatican et leurs homologues britanniques.
Benoît XVI et David Cameron ont aussi souligné «la responsabilité commune de l’Eglise catholique et des autorités britanniques dans les questions de société». Lors de l’échange de cadeaux, le premier ministre a offert au pape la première édition d’un ouvrage du cardinal John Henry Newman (1801-1890).
Le porte-parole du Saint-Siège a aussi tenu à évoquer les échanges «amicaux» entre le pape et le leader travailliste, dont le parti s’était pourtant irrité de l’appel lancé par le souverain pontife aux prélats catholiques anglais à résister à l’Equality Law’.
Peu auparavant, les 3 responsables politiques avaient été reçus dans le salon d’honneur de cet édifice de briques du début du 20e siècle par les plus hautes autorités de l’Eglise catholique de Grande-Bretagne : Mgr Vincent Nichols, archevêque de Westminster et président de la Conférence épiscopale d’Angleterre et du Pays de Galles, et son prédécesseur, le cardinal Murphy O’Connor.
En début d’après-midi, au moment où le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège expliquait à quel point le pape se félicitait de la «tradition positive» de la liberté d’expression en Grande-Bretagne, plusieurs milliers de manifestants commençaient à se rassembler dans les rues de Londres, à proximité de Hyde Park, où le pape devait se rendre dans la soirée pour une veillée de prière.
Il s’agit pour l’essentiel d’associations de défense des droits des homosexuels, de la laïcité, ou encore de l’ordination sacerdotale des femmes, regroupées sous le nom de ›Protest the pope’. Pour autant, le père Lombardi a confié à la presse que le Vatican n’était ni «surpris» ni «choqué» par ces manifestations. (apic/imedia/cp/pr)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse