Rome: Nouvelle mise au point du Saint-Siège à propos de la Banque du Vatican

Une attaque contre «l’IOR, son président et plus généralement le Vatican»

Rome, 23 septembre 2010 (Apic) Le porte-parole du Saint-Siège a affirmé, le 23 septembre 2010, que l’enquête menée par le Parquet de Rome sur les 2 hauts responsables de l’Institut pour les oeuvres de religion (IOR) était le fruit d’une «incompréhension». Le président de l’IOR, Ettore Gotti Tedeschi, et son directeur général, Paolo Cipriani, sont soupçonnés de ne pas avoir respecté une loi anti-blanchiment de 2007.

Le Père Federico Lombardi a ainsi souhaité fournir un éclaircissement dans cette affaire parue 2 jours plus tôt dans la presse et qui a «surpris» le Saint-Siège. Dans une lettre adressée au quotidien britannique Financial Times et distribuée aux journalistes le 23 septembre, le Père Lombardi a ainsi déploré le «misunderstanding», c’est-à-dire l’incompréhension, «en cours d’éclaircissement», née entre l’IOR et la banque qui avait reçu l’ordre de transfert, le Credito Artigiano.

La veille, le président du Conseil de surintendance de l’IOR, Ettore Gotti Tedeschi, avait évoqué une «erreur de procédure», utilisée, selon lui «pour attaquer l’Institut, son président et plus généralement le Vatican».

Le Père Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a ainsi souhaité fournir une «parole d’éclaircissement» sur l’enquête en cours «pour que des informations inexactes ne se diffusent pas et que l’activité de l’Institut n’en soit pas endommagée tout comme la renommée de ses dirigeants». Si le Père Lombardi explique que cette enquête a «surpris» le Vatican, le Saint-Siège avait déjà, le 21 septembre, officiellement exprimé sa «perplexité» et son «étonnement» quant à l’initiative prise par le Parquet de Rome de mener une enquête sur les 2 hauts responsables de l’IOR.

«La nature et l’objectif des opérations qui font l’objet de cette enquête pouvaient être éclaircis avec beaucoup de simplicité et de rapidité, a confié le Père Lombardi, puisqu’il s’agit d’opérations de trésorerie dont l’Institut est le destinataire». «L’IOR n’est pas une banque au sens habituel du terme», explique le père jésuite qui précise aussi que cet institut se trouve «en dehors de la juridiction de surveillance des différentes banques nationales».

En outre, le communiqué précise de nouveau que le Saint-Siège répète «aussi bien sa totale confiance dans les dirigeants de l’IOR, que la volonté de la pleine transparence des opérations financières» de la banque. Par ailleurs, selon Ettore Gotti Tedeschi, cette enquête est ainsi née d’une «erreur dans les procédures mises en œuvre avec le Credito Artigiano». «Mais l’opération est très claire, il n’y a rien de caché, ni rien à cacher : seulement un transfert de fonds de l’IOR», a encore expliqué le président de l’IOR. (apic/imedia/be)

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