En hommage à Mgr Bernard Genoud

Saint-Maurice: Les Editions St-Augustin publient une édition spéciale de «Paroisses Vivantes»

Saint-Maurice, 23 septembre 2010 (Apic) En hommage à Mgr Bernard Genoud, évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg décédé mardi 21 septembre 2010, les Editions St-Augustin à Saint-Maurice ont décidé de publier une édition spéciale de «Paroisses Vivantes» sous la forme d’un «hors série» de 4 pages.

Ce document contient, par le texte et l’image, une évocation de la mission épiscopale conduite par le regretté évêque durant dix ans. Plusieurs personnes qui l’ont bien connu évoquent aussi les valeurs que défendait Mgr Genoud et la chaleur humaine qui habitait ce prélat proche des fidèles de son diocèse.

De plus, un article est consacré à la procédure qui conduira à la nomination du successeur de Mgr Genoud. Ce document spécial sera envoyé automatiquement à tous les abonnés de «Paroisses Vivantes» du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. Les autres

personnes intéressées à le recevoir peuvent l’obtenir sur simple demande formulée par courriel (bpf@staugustin.ch) ou par poste (Paroisses vivantes, case postale, 1890 Saint-Maurice). Avec son inclination au romantisme tempérée par une réflexion thomiste, Mgr Bernard Genoud n’a jamais désespéré. Jésus lui a suffi et il n’hésitait pas à dire de Dieu qu’il est «l’avenir de l’homme».

Mgr Genoud est allé à la rencontre de tous les gens. Sur un quai de gare ou dans un bistrot, il a privilégié le contact direct. Il voyait l’Eglise comme une grande fraternité étrangère au besoin de paraître et à l’onctuosité. «La tête à midi moins cinq et l’auréole ripolinée» très peu pour lui ! Pour faire partager cet optimisme en l’homme, il a aussi puisé dans la philosophie. Réconcilier le « Dieu des philosophes » et le « Dieu des croyants » a donné des racines à sa foi mais a également passionné ses interlocuteurs. Il avait pratiquement réponse à tout, peut-on lire dans le dossier de «Paroisses Vivantes».

Un veilleur éveillé

Ordonné prêtre en 1968, il n’a eu de cesse au cours de ses différents ministères de prêter attention aux blessés de la vie. En réconfortant des parents meurtris par la disparition de leur enfant, en accompagnant une jeune femme au soir de son existence, en rencontrant ses confrères, en partageant les inquiétudes de fidèles troublés, il a témoigné de l’amour de Dieu.

Prêtre et philosophe, Mgr Bernard Genoud trouvait dans la musique les ressources nécessaires pour suivre sa route. Egrener Bach, Debussy ou Hindemith sur sa flûte lui permettait de constater que «la beauté n’a pas de frontières». Toutefois, l’émotion ressentie à l’écoute d’une cantate n’a pas entièrement distrait l’âme du musicien. Renonçant à une carrière de soliste, il s’est laissé séduire «par en haut». Dieu l’a conduit vers Lui. Et, à la croisée des chemins, il a certainement été fidèle à la partition que le Créateur a écrite pour lui, lit-on encore dans le «hors-série» du bulletin «Paroisses Vivantes».

A lire également Mgr Bernard Genoud: A dire vrai – Entretiens avec Patricia Briel et Philippe Baud Editions Saint-Augustin, Saint-Maurice.

Encadré

Comment «fait»-un évêque?

Les règles de nomination des évêques dans l’Eglise latine sont régies par le Code de droit canonique (canons 377-378), ainsi que par les «Normes pour la sélection des candidats au ministère épiscopal dans l’Eglise latine» datant de 1972 et d’éventuelles traditions, coutumes ou accords propres à certains diocèses. En ce qui concerne le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, l’évêque est nommé librement par le Saint-Siège. Il n’existe aucune réglementation particulière.

Les qualités requises pour devenir évêque sont:

1. Une foi solide, de bonnes moeurs, la piété, le zèle des âmes, la sagesse, la prudence et les vertus humaines, et qu’il soit doué par ailleurs des autres qualités qui le rendent capable d’accomplir l’office dont il s’agit;

2. Une bonne renommée;

3. Au moins trente-cinq ans;

4. Prêtre depuis cinq ans au moins;

5. Le doctorat ou au moins la licence d’Ecriture Sainte, de théologie ou de droit canonique dans un institut d’études supérieures approuvé par le Siège Apostolique, ou qu’il soit au moins vraiment compétent en ces matières. (cf. Code de droit canonique, canon 378).

Régulièrement (environ tous les trois ans) l’évêque diocésain établit une liste, tenue secrète, des prêtres les plus aptes à l’épiscopat. Il la transmet au Saint-Siège par l’intermédiaire du nonce apostolique en Suisse. Lorsque le siège épiscopal devient vacant (en cas de décès ou de démission), une liste tenue secrète de trois noms, la «terna», est établie par le Siège apostolique en collaboration avec le nonce. La «terna» est généralement

établie à partir de la liste remise par l’évêque.

Le nonce mène une enquête sur les trois candidats de la «terna». Il communique au Saint-Siège son avis avec celui des autres évêques, du président de la Conférence des évêques suisses ainsi que de toutes personnes dont il estime nécessaire le jugement quant au besoin et à l’état du diocèse. Une consultation des fidèles peut être effectuée, bien qu’elle ne soit pas prévue par le droit. Le nouvel évêque doit se faire ordonner dans les trois mois qui suivent la réception de la bulle de nomination. Le jour de l’ordination de l’évêque, la bulle est lue à haute et intelligible voix par le nonce ou son représentant, et elle est présentée à toute l’assistance avant d’être déposée sur l’autel.

A Rome, la Congrégation pour les évêques, composée de cardinaux et d’évêques, procède à un vote à partir du rapport transmis par le nonce. Le pape procède à la nomination

du futur évêque à partir des noms communiqués par la Congrégation pour les évêques. Après que le futur évêque ait accepté cette charge, la bulle de nomination est publiée. (apic/com/be)

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