Rome: Sur les routes du monde
Rome, 26 septembre 2010 (Apic) Benoît XVI est «le pape de la parole», a affirmé son secrétaire particulier, Mgr Georg Ganswein, le 25 septembre 2010, à Capri (Italie). Alors que lui était remis un prix littéraire pour son ouvrage intitulé «Benoît XVI urbi et orbi. Avec le pape à Rome et sur les routes du monde», Mgr Ganswein a dressé un bilan des 5 années de pontificat de Benoît XVI et a assuré que la «nouveauté et la continuité (cohabitaient) sans cesse» dans l’Eglise. Ses propos ont été rapportés par L’Osservatore Romano le 25 septembre dans un article intitulé «Le pape des surprises».
«Benoît XVI est le pape de la parole, de la force de la parole : c’est un théologien plus qu’un homme de grands gestes, un homme qui ›parle’ de Dieu», a ainsi affirmé Mgr Ganswein. Selon lui, Benoît XVI «nous a tous surpris». «En premier lieu, a-t-il expliqué, par la douceur avec laquelle il a assumé la tâche de son prédécesseur Jean-Paul II». Jean Paul II était «le pape des grandes images, de la puissance immédiatement évocatrice», a rappelé le haut prélat.
Les papes «exercent la même mission et répondent au même appel de Jésus ; cependant chacun répond avec sa propre personnalité et avec son unique sensibilité», a souligné Mgr Ganswein. Aux yeux de son secrétaire particulier, «Benoît XVI a donné à l’Eglise et au monde une merveilleuse leçon de style pastoral : celui qui démarre un service ecclésial ne doit pas effacer les empruntes de celui qui a travaillé avant, mais doit humblement mettre ses propres pas sur les traces de celui qui a marché et a eu de la peine avant lui».
«La nouveauté et la continuité cohabitent et s’harmonisent sans cesse» dans l’Eglise, a alors assuré Mgr Ganswein après avoir évoqué les différents papes qui ont précédé Benoît XVI. Et d’ajouter : «Dieu n’aime ni la répétition ni les photocopies».
«Benoît XVI n’a pas peur des confrontations et des débats», a ensuite soutenu le haut prélat. Le pape reconnaît les «insuffisances et les erreurs de l’Occident» et critique la «violence qui prétend avoir une justification religieuse», a encore indiqué Mgr Ganswein.
La question du rapport entre la foi et la raison est «au centre de la pensée du pape», a rappelé le haut prélat allemand avant d’estimer que «la ré-évangélisation de l’Europe et du monde entier ne sera possible que lorsque les hommes comprendront que la foi et la raison ne sont pas en contradiction, mais en relation».
Même si «tous les regards et toutes les caméras sont orientés vers le pape», le secrétaire particulier de Benoît XVI a assuré que le souverain pontife «ne se (mettait) pas au centre, il ne s’(annonçait) pas lui-même, mais Jésus Christ, l’unique rédempteur du monde».
«La foi aide à vivre, la foi offre la joie, la foi est un grand don : voilà la conviction la plus profonde de Benoît XVI», a enfin assuré Mgr Ganswein. (apic/ imedia/lb/js)
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