«Un nouveau signal pour l’Afrique»
Vatican, 7 octobre 2010 (Apic) Mgr Robert Sarah, jusqu’alors secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, a été nommé président du Conseil pontifical Cor Unum par Benoît XVI, le 7 octobre 2010. A la tête du dicastère en charge de la «charité du pape», le prélat guinéen de 65 ans succède au cardinal allemand Paul Josef Cordes, âgé de 76 ans.
Interpellé par I.MEDIA après l’annonce de sa nomination par le pape, Mgr Robert Sarah a confié y voir «un nouveau signal pour l’Afrique», jugeant aussi que le continent noir avait «besoin de la solidarité de tous les autres continents». Dans cette nomination, Mgr Sarah a aussi vu «un signe de confiance» de Benoît XVI, ajoutant enfin qu’il prenait cette nouvelle charge «avec joie».
Depuis la création du Conseil pontifical Cor Unum par Paul VI en 1971, l’ancien archevêque de Conakry est le 2ème Africain à prendre la tête de ce dicastère successivement présidé par le cardinal français Jean-Marie Villot, le cardinal béninois Bernardin Gantin, le cardinal français Roger Etchegaray, et enfin le cardinal allemand Paul Josef Cordes.
Mgr Robert Sarah est né le 15 juin 1945 en Guinée. Ordonné prêtre le 20 juillet 1969, il a été nommé archevêque de Conakry en août 1979, âgé de 34 ans. Expert du monde africain, le prélat guinéen est également connu pour être proche des communautés nouvelles et fortement engagé dans le dialogue avec les laïcs. Il avait en particulier participé, en novembre 2000, à Rome, au Congrès du laïcat catholique.
Jean Paul II l’a appelé à Rome en le nommant, le 1er octobre 2001, au poste de secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, dicastère en charge des pays de mission.
Le Conseil pontifical Cor Unum (un seul cœur), en charge de «la promotion humaine et chrétienne», a été fondé par la Lettre pontificale de Paul VI Amoris officio du 15 juillet 1971. Selon la définition de sa propre mission, il «exprime la sollicitude de l’Eglise catholique envers les nécessiteux, afin que soit favorisée la fraternité humaine et que se manifeste la charité du Christ».
Ce dicastère pontifical est officiellement «l’instrument d’exécution du souverain pontife lorsqu’il croit opportun d’entreprendre des initiatives spéciales humanitaires à l’occasion de catastrophes, aussi bien que dans le domaine de la promotion humaine intégrale». Il favorise et coordonne aussi les initiatives des institutions catholiques. Il tente enfin de «promouvoir la catéchèse de la charité» et de «stimuler les fidèles afin qu’ils donnent un témoignage tangible de charité évangélique».
Au sein du Conseil pontifical Cor Unum, se trouve aussi la ›Fondation Jean Paul II pour le Sahel’, instituée en 1984 pour soutenir des projets contre la sécheresse et la désertification dans 9 pays du Sud-Sahara : le Burkina Faso, le Cap Vert, le Tchad, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal. On trouve aussi la ›Fondation Populorum progressio’, au service des populations indigènes, afro-américaines et métissées de l’Amérique latine, créée en 1992. Elle tient son nom de l’Encyclique sur le développement des peuples publiée par Paul VI en mars 1967. (apic/imedia/ami/ggc)
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