Rome: Nicolas Sarkozy appelle la France et l’Eglise à collaborer

Chacune doit cependant rester dans son rôle

Rome, 8 octobre 2010 (Apic) Recevant les autorités vaticanes lors d’un déjeuner à l’ambassade de France auprès du Saint-Siège, à Rome, le 8 octobre, Nicolas Sarkozy a estimé que l’Eglise et la politique devaient collaborer «pour proposer à l’humanité un sort meilleur», tout en restant chacune à sa place. A la Villa Bonaparte, devant le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Tarcisio Bertone, le président de la République français a également soutenu que la lutte contre «l’immigration illégale» constituait un «impératif moral».

Au cours de la 3e et dernière étape de sa visite à Rome, le chef d’Etat a ainsi appelé l’Eglise et la France à réunir leurs efforts et travailler ensemble pour lutter «contre tout ce qui porte atteinte à la dignité de la personne humaine».

A ses yeux, «l’Eglise ne peut pas être indifférente aux problèmes de la société (…) pas plus que la politique ne peut être indifférente au fait religieux et aux valeurs spirituelles et morales». «Il n’y a pas de religion sans responsabilité sociale, ni de politique sans morale», a renchéri Nicolas Sarkozy devant ses hôtes, personnalités religieuses et diplomates.

L’Eglise et la République doivent, a affirmé Nicolas Sarkozy, s’efforcer «de comprendre l’autre et de la respecter, chacune restant à sa place et dans son rôle, mais conscientes qu’elles aient des idéaux communs». Selon lui, il s’agit même pour ces 2 institutions de se tenir «davantage aux côtés l’une de l’autre pour proposer à l’humanité un sort meilleur que celui qui lui semble promis aujourd’hui par l’accumulation de tant de déséquilibres et d’injustices».

Dans son intervention, Nicolas Sarkozy a par ailleurs souhaité souligner ce qui constitue à ses yeux «un impératif moral», à savoir «lutter contre l’immigration illégale qui produit tant de détresse et de drames, qui prive les pays les plus pauvres de leurs forces vives». Parmi les autres impératifs, le chef d’Etat français a cité la réforme de la gouvernance mondiale, la régulation de la finance et de la liberté de commerce, la stabilisation des marchés des matières premières, la régulation d’Internet. «Il n’y a pas d’économie sans règles, il n’y a pas de vie en société sans règles, il n’y a pas de liberté sans règles», a-t-il conclu dans son intervention, unique discours prononcé au cours de sa visite. (apic/imedia/cp/bb)

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