Pour un authentique dialogue avec les musulmans
Rome, 12 octobre 2010 (Apic) Au cours des travaux du Synode pour le Moyen-Orient, au Vatican, le cardinal Angelo Sodano, doyen du collège cardinalice, a souhaité la fin des «courants agressifs de l’islam», le 12 octobre 2010. Quant à l’archevêque chaldéen de Kirkouk (Irak), Mgr Louis Sako, il a encouragé «le dialogue avec les musulmans» tout en déplorant l’inévitable «exode mortel» des chrétiens d’Orient.
En des termes peu empreints de diplomatie, le cardinal Angelo Sodano, ancien secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a ainsi estimé qu’il était «urgent d’œuvrer pour que les courants agressifs de l’islam prennent fin». Le haut prélat a également jugé urgent de favoriser la solution du tragique conflit israélo-palestinien.
Plus largement, l’ancien secrétaire d’Etat du Saint-Siège a affirmé devant les Pères synodaux qu’il leur fallait travailler tous ensemble pour préparer une aube nouvelle pour le Moyen-Orient, et a soutenu qu’il fallait toujours demander le respect de la liberté religieuse de tous les croyants. S’adressant aux pasteurs de l’Eglise au Moyen-Orient, le cardinal Sodano s’est dit conscient de la mission difficile qu’ils devaient «exercer dans un moment historique si dramatique».
Pour sa part, Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk (Irak), a appelé à un engagement sérieux pour le dialogue avec les musulmans. «Sans dialogue avec eux, il n’y aura pas de paix ni de stabilité», a-t-il prévenu. «Ensemble nous pouvons éliminer les guerres et toutes les formes de violence», a poursuivi Mgr Sako avant de demander aux Pères synodaux d’unir (leurs) voix pour dénoncer ensemble (…) le commerce des armes.
Pessimiste, l’archevêque chaldéen a jugé en outre que l’exode mortel qui afflige les Eglises chrétiennes ne pourra guère être évité. «L’émigration est le plus grand défi qui menace notre présence», a-t-il aussitôt prévenu. Mgr Sako a ensuite assuré que la force d’un Etat (devait) se baser sur sa crédibilité dans l’application des lois au service des citoyens, sans discrimination entre majorité et minorité. Nous voulons vivre en paix et en liberté, et non pas survivre, a enfin confié Mgr Sako.
Résolument plus optimiste et prudent, l’archevêque de Rabat (Maroc), Mgr Vincent Landel, a noté pour sa part que «les chrétiens constatent avec joie qu’au contact de l’islam leur foi chrétienne se purifie, s’approfondit». (apic/imedia/lb/ami/js)
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