Sa position sur la question de l’avortement déplaît
São Paulo, 14 octobre 2010 (Apic) A l’encontre de la position de neutralité adoptée par la Conférence des évêques brésiliens, plusieurs évêques ont publiquement appelé au boycott de la favorite Dilma Rousseff pour le second tour des élections présidentielles du 31 octobre 2010. Ils reprochent à Rousseff et au Parti des travailleurs (PT), le parti au pouvoir, d’être en faveur d’une légalisation étendue de l’avortement.
La Conférence des évêques a déclaré le mercredi 13 octobre que les évêques n’étaient pas autorisés à parler en son nom. Dans le lieu de pèlerinage marial Aparecida, des tracts avec le logo de la « région sud 1 » de la Conférence des évêques ont été distribués durant plusieurs messes. On y appelait les croyants à ne pas voter pour Dilma Rousseff, la dauphine du président Luiz Inacio Lula da Silva. L’appel a également été publié sur le site Internet de la région. La « région sud 1 » comprend les évêchés de l’Etat de São Paulo. Avant le premier tour du 3 octobre, les tracts avaient déjà été distribués dans plusieurs églises. Les observateurs considèrent que la discussion autour de l’avortement a coûté à Dilma Rousseff les voix nécessaires à son élection dès le premier tour.
Lors de la campagne électorale, Rousseff avait expliqué : « Je ne défends pas plus l’avortement que le président Lula. Nous défendons tous deux seulement le respect de la loi. » Au Brésil, l’avortement n’est permis que lorsqu’il existe un risque pour la santé de la mère ou lorsque la grossesse est le résultat d’un viol. En 2007, Roussef s’était cependant exprimée en faveur d’une dépénalisation. (apic/kna/bal/amc)
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