Israël: Les catholiques palestiniens en Galilée font face à des restrictions de construction

Tout est fait pour ne pas leur rendre la vie facile

Reneh, 15 octobre 2010 (CNS) L’école du Patriarcat latin à Reneh, une petite ville palestinienne près de Nazareth, en Galilée, peut enfin construire de nouveaux locaux mais manque d’argent pour le faire. «Le fait que nous ayons reçu la permission de construire est une exception à la règle», relève le Père Elias Odeh, directeur de l’école catholique de Reneh.

D’ordinaire, ce qui manque aux Palestiniens restés sur leurs terres à la fondation de l’Etat d’Israël, ce ne sont pas les plans de construction et l’argent pour réaliser les bâtiments, mais la permission des autorités, relève l’agence de presse catholique américaine CNS.

Une campagne systématique pour bloquer l’amélioration de la vie des Palestiniens

Pour les catholiques palestiniens, le refus de permis de construire est considéré comme une campagne systématique des autorités israéliennes pour empêcher les autochtones arabes restés en Israël d’améliorer leur niveau de vie.

A Reneh, une ville arabe de 14’000 habitants, dont 2’500 chrétiens (latins, grecs-catholiques et grecs-orthodoxes), l’école est si surpeuplée qu’elle doit organiser les classes selon un système de rotations.

A l’école Terra Sancta, que les Pères franciscains dirigent dans la vieille ville arabe de Jérusalem, la permission d’agrandir les locaux a été refusée par la municipalité de Jérusalem, qui administre la partie occupée de la ville. Les religieux voulaient faire face à la surpopulation scolaire et pouvoir accueillir de nouveaux élèves. L’école disposait de plans et d’agrandissement, mais les autorités ont prétexté qu’ils ne pouvaient garantir la sécurité du bâtiment en cas d’agrandissement, relève le Père Simon Herro, qui a fréquenté l’école quand il était étudiant.

Pourquoi ne pas arranger tout de même l’école ? «Parce que la municipalité de Jérusalem a le pouvoir de démolir tout bâtiment qui est un tant soit peu modifié sans l’approbation du gouvernement», rappelle le Père Herro. Et quand un édifice qui n’appartient pas à des juifs est détruit, en particulier dans la vieille ville de Jérusalem, il peut être considéré comme disparu à jamais, note CNS. (apic/cns/be)

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