Une récolte de signatures est lancée

Fribourg: «Chemin sans croix» veut retirer les symboles religieux présents dans la nature

Fribourg, 26 octobre 2010 (Apic) Le gruérien Patrick Bussard vient de constituer un groupe de soutien «Chemin sans croix», chargé de récolter des signatures contre la présence de symboles religieux dans la nature et les lieux publics. Le guide avait profané deux croix sommitales en Gruyère.

Dans l’attente d’un jugement, en janvier prochain, le gruérien Patrick Bussard veut récolter des fonds pour sa défense et prouver qu’il n’est pas seul s’opposer à la présence de symbole religieux «dans les espaces naturels et des espaces publics étrangers aux lieux de culte et de sépulcre», rapporte le quotidien «La Liberté» du 26 octobre 2010. Le groupe de soutien «Chemin sans croix», qu’il vient de mettre sur pied, se chargera de collecter la signature de personnes qui partagent son point de vue. Il ne s’agit pourtant pas de lancer une initiative dans ce sens, même si le guide trouverait intéressant qu’une telle démarche soit réalisée au niveau fédéral et soumise au peuple.

Un débat qui grandit

Le gruérien Patrick Bussard est accusé d’atteinte à la liberté de croyance et de culte et de dommages à la propriété, après avoir endommagé la croix du Vanil-Noir et scié celle des Merlas, en 2009. Celui qui «aimerait que les croix disparaissent, comme tout autre signe religieux, dans le canton de Fribourg ou ailleurs» avait agit seul, sans conviction politique, et dans le but de «lancer le débat». Pour l’heure, «Chemin sans croix» n’a encore récolté aucun paraphe.

La démarche du Fribourgeois vient s’ajouter au débat au sujet de la présence de symboles religieux dans les lieux publics. Le guide profanateur «salue» les récentes actions consistant à faire disparaître les crucifix des salles de classe de Triengen (canton de Lucerne) et Stalden (Valais). A Triengen, les crucifix ont été remplacés par des croix suite à la demande d’un parent d’élève. Une mesure qui a amené les autorités politiques du canton de Lucerne à lancer une pétition sur internet pour le maintien des crucifix et des croix dans les écoles et les bâtiments publics (www.kruzifix-bleibt.ch). A Stalden, un enseignant a été licencié avec effet immédiat pour avoir refusé de remettre un crucifix qu’il avait ôté de sa salle de classe.

De son côté, l’Association suisse des Libres Penseurs (ASLB), basée à Berne, s’est ouvertement opposée à l’installation de nouvelles croix sur les sommets suisses. Elle n’a cependant pas l’intention de lancer une initiative dans ce sens. (apic/la liberté/nd)

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