Genève: Départ à la retraite du secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale (FLM)

Un pommier en signe d’espérance

Genève, 1er novembre 2010 (Apic) Le pasteur Ishmael Noko a marqué son départ à la retraite, après avoir été pendant 16 ans le secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale (FLM), qui rassemble des chrétiens dont l’inspiration remonte au réformateur allemand, en plantant un pommier au Centre œcuménique de Genève.

C’est en plantant un pommier que le pasteur Ishmael Noko a marqué son départ à la retraite, après avoir été pendant 16 ans le secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale (FLM), qui rassemble des chrétiens dont l’inspiration remonte au réformateur allemand.

Le réformateur protestant du 16e siècle Martin Luther aurait, dit-on, déclaré que, même s’il savait que la fin du monde était pour demain, il planterait quand même un pommier aujourd’hui.

« Nous plantons un arbre en signe d’espérance », a déclaré le pasteur Noko au correspondant d’ENInews après la cérémonie qui s’est déroulée à l’extérieur du Centre œcuménique de Genève, où se trouvent les bureaux de la FLM, ainsi que ceux d’autres organisations chrétiennes, comme le Conseil œcuménique des Eglises (COE).

« Cet arbre symbolise le fait que nous sommes profondément enracinés dans la foi et dans l’espérance, ainsi que dans l’assurance des promesses de Jésus Christ », a déclaré le pasteur Noko, un théologien zimbabwéen qui, en 1994, est devenu le premier Africain à accéder au poste de secrétaire général de la FLM. « Nous plantons cet arbre à côté du Centre œcuménique, qui, lui, incarne le mouvement œcuménique lui-même. »

Considéré comme l’un des dirigeants les plus influents du mouvement œcuménique, Ishmael Noko est salué par ses collègues œcuméniques pour sa passion de l’unité chrétienne et son attachement aux relations interreligieuses.

La fin du mandat du pasteur Noko à la FLM, le 31 octobre, coïncidait avec la célébration de la Journée de la Réforme. Cette date commémore le jour où, en 1517, Luther a affiché ses 95 thèses à Wittenberg, mettant ainsi en marche sa rupture avec la papauté de Rome.

Près de 500 ans plus tard, la FLM rassemble 145 Eglises de 79 pays, représentant plus de 70 millions de chrétiens protestants.

Homme d’œcuménisme

Lors d’une cérémonie organisée le 27 octobre en l’honneur du départ à la retraite du pasteur Noko, des hommages ont rappelé que, pour la Journée de la Réforme, en 1999, Ishmael Noko avait été l’un des signataires d’une déclaration entre la FLM et l’Eglise catholique romaine qui avait pour objectif de surmonter les divisions datant de l’époque de la Réforme.

Selon la Déclaration commune sur la doctrine de la justification, les condamnations faites au 16e siècle sur ce thème source de divisions entre catholiques et luthériens ne s’appliquent plus à l’enseignement actuel des deux traditions.

Le pasteur Noko a été un fer de lance des efforts visant à promouvoir la réconciliation avec les mennonites, successeurs des anabaptistes, des réformateurs religieux persécutés au 16e siècle par les luthériens.

En juillet, lors de l’Assemblée de la FLM, son organe directeur suprême, une déclaration publique de repentance avait été faite pour demander le pardon des mennonites pour les persécutions passées.

« La Déclaration commune sur la doctrine de la justification et, plus récemment, la décision prise en faveur des mennonites, sont le résultat de votre leadership », a déclaré le pasteur Martin Junge. Théologien chilien, le pasteur Junge succède le 1er novembre à Ishmael Noko en tant que secrétaire général de la FLM.

Le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, a rendu hommage au rôle joué par le pasteur Noko dans l’aboutissement de la Déclaration commune, le décrivant comme « l’un des dirigeants les plus exceptionnels – et peut-être le plus influent – du mouvement œcuménique. »

Ishmael Noko est né le 29 octobre 1943 au Zimbabwe, qui était alors la colonie britannique de Rhodésie. Il a étudié la théologie en Afrique du Sud avant de poursuivre ses études au Canada. En 1987, il est devenu directeur du département de la coopération de la FLM, puis du département pour la mission et le développement, avant d’être élu secrétaire général, en 1994.

Le pasteur Setri Nyomi, secrétaire général de la Communion mondiale d’Eglises réformées, dont les racines remontent également à un mouvement protestant du 16e siècle, a mis en lumière « la passion que vous apportez à l’unité des chrétiens, ainsi que votre engagement théologique. » (apic/eni/js)

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