New Delhi: Une maison d’édition chrétienne indienne lance l’»édition verte»
New Delhi, 8 novembre 2010 (Apic) Pour son 300e anniversaire, la «Société indienne pour la promotion du savoir chrétien» (ISPCK) a lancé une campagne d’»édition verte» qui vise à réduire les ressources nécessaires à la production de livres.
D’après l’agence d’information œcuménique Eni, la campagne a été lancée à New Delhi lors de la Conférence internationale de l’ISPCK, la plus vieille maison d’édition chrétienne de l’Inde. Au total, 36 représentants de maisons d’édition d’Angleterre, du Bangladesh, du Canada, des Etats-Unis, d’Inde, d’Irlande, du Népal et de Sri Lanka étaient présents.
«Seul Dieu a le pouvoir de changer l’écologie, l’environnement et la Terre», a indiqué la Société dans un communiqué publié à la conférence. «Après 300 années de ministère, nous nous engageons à entretenir la Terre et à travailler pour devenir une organisation optimisant ses émissions de carbone, ses ressources en eau et sa gestion des déchets.»
«C’est la première fois que des maisons d’édition chrétiennes se réunissent pour tracer les grandes lignes d’un plan d’action clair visant à diffuser le message de l’édition verte», a déclaré le pasteur Ashish Amos, secrétaire général de l’ISPCK, à Eni le 1er novembre. Il a expliqué que pendant la conférence, qui s’est tenue sur une semaine, on avait invité les participants à travailler à la réduction des émissions de carbone dans l’édition et à recycler le papier afin de produire des cabas pour les courses et du papier à lettre. Parmi les autres mesures, il a été suggéré de mettre en place l’édition en ligne, de recevoir les manuscrits des auteurs sous forme électronique et de finaliser les épreuves à l’écran afin de réduire l’utilisation du papier.
La Société a été créée en 1710 en tant que branche de la SPCK, à Londres, pour effectuer des travaux de traduction. Ces dernières décennies, l’ISPCK a commencé à travailler sur la théologie contextuelle en promouvant et exportant la théologie indienne vers le monde occidental. Certains de ses titres ont été repris par des maisons d’édition internationales au-delà du réseau SPCK.
En plus de publier de cassettes et des CD de «musique gospel», l’ISPCK produit des objets d’artisanat ainsi que des habits de cérémonie et d’autres objets pour l’Eglise dans cinq centres où des femmes vulnérables et sans ressource, notamment des travailleuses du sexe, sont employées dans le cadre d’un programme d’autonomisation des femmes.
«Ce qu’il y a de plus surprenant, c’est que ces habits de cérémonie – qui sont aussi exportés aux quatre coins du monde – sont réalisés par des femmes musulmanes et hindoues», a indiqué Ashish Amos, qui est également pasteur de l’Eglise du nord de l’Inde.
L’ISPCK gère aussi trois écoles non officielles, à New Delhi et dans les alentours, qui dispensent une instruction à près de 300 enfants des rues, chiffonniers et enfants de travailleurs migrants et de travailleuses du sexe, afin de préparer leur entrée dans le système éducatif.
Le 15 octobre, l’archevêque de Cantorbéry, Rowan Williams, avait, à l’occasion d’une visite en Inde, célébré un service d’action de grâce en l’honneur des 300 ans de l’ISPCK, à la cathédrale de la Rédemption de Delhi, qui jouxte la résidence du président indien. (apic/eni/aa/amc)
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