Oser affronter les grands problèmes sociaux
Rome, 9 novembre 2010 (Apic) Ouvrant les travaux de la 62e Assemblée générale de la Conférence épiscopale italienne (CEI), dans l’après-midi du 8 novembre 2010, le cardinal Angelo Bagnasco a encouragé les chrétiens à s’intéresser à la politique en ayant une attitude «d’analyse» et non de «dénonciation». Le comportement de l’Eglise face aux abus sexuels de la part de prêtres était aussi au cœur de son intervention.
Le président de la CEI a ainsi consacré plusieurs passages de son discours au «rôle de la religion dans le domaine politico-social», jugeant que les «catholiques ne (pouvaient) pas se laisser aller à l’aphasie».
«La politique doit intéresser les catholiques», qui doivent prendre l’habitude «de réfléchir sur les questions politiques sans avoir peur des graves problèmes qui, hier comme aujourd’hui», se présentent à eux, a renchéri le prélat italien.
«La politique est exigeante, a alors précisé le cardinal Bagnasco, car elle requiert une attitude d’analyse». Le citoyen doit passer d’un «comportement (…) de dénonciation à une approche plus construite de la dimension politique» et adopter «un jugement moral qui ne soit pas seulement plein d’emphase».
«Si les gens n’ont plus confiance dans la classe politique, (…) la cohésion qui est absolument nécessaire pour affronter ensemble les obstacles viendra à manquer», a en outre déclaré le président de la CEI, alors que la Péninsule traverse une importante crise au sein de ses institutions politiques.
Dans son intervention, enfin, l’archevêque de Gênes est revenu sur les carences de l’Eglise devant les scandales, les péchés d’omission et les trahisons dont elle n’a pas su évaluer la gravité, dans une allusion implicite aux affaires de pédophilie au sein du clergé.(apic/imedia/cp/js)
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