Lors de l’angélus, il demande une revalorisation de l’agriculture
Rome, 14 novembre 2010 (Apic) De façon peu courante, Benoît XVI a consacré une large partie de la traditionnelle prière de l’angélus, le 14 novembre 2010, au thème de l’agriculture. Il a relevé qu’il faut revaloriser l’agriculture et la relancer dans le contexte de la crise économique mondiale actuelle pour atteindre ››un nouvel équilibre entre agriculture, industrie et services››.
Depuis le 2e étage du Palais apostolique, devant des milliers de pèlerins rassemblés place Saint-Pierre, le pape a en outre assuré les populations haïtiennes et irakiennes de son soutien. Evoquant ainsi la crise économique en cours, qui était au centre de la réunion du G20 des 11 et 12 novembre 2010 à Séoul, en Corée du Sud, Benoît XVI a appelé à une révision profonde du modèle de développement économique mondial. Il a souligné à cette occasion la nécessité d’une relance stratégique de l’agriculture, qui se révèle à ses yeux ››décisive››.
››Le moment me semble être venu, a affirmé le pape, de lancer un appel à revaloriser l’agriculture non pas dans un sens nostalgique, mais comme ressource indispensable pour l’avenir››.
Le souverain pontife a alors procédé à une longue argumentation. Actuellement, les économies les plus dynamiques sont tentées de rechercher des alliances avantageuses qui, cependant, peuvent se révéler pénibles pour d’autres Etats plus pauvres, a ainsi constaté Benoît XVI. En outre, dans les pays industrialisés depuis longtemps, on encourage des modes de vie marqués par ››une consommation intenable, qui se révèlent dangereux pour l’environnement et les pauvres››.
Aux yeux du pape, il faut donc viser, de façon réellement concertée, un nouvel équilibre entre agriculture, industrie et services ››afin que le développement soit durable, que personne ne manque de pain et de travail et pour que l’air, l’eau et les autres ressources primaires soient préservés comme des biens universels››.
«Il est fondamental, à cet effet, de cultiver et de diffuser une conscience éthique claire, à la hauteur des défis actuels les plus complexes››, de promouvoir la responsabilité personnelle et la dimension sociale des activités rurales, a poursuivi Benoît XVI, appelant par ailleurs à une éducation à ››une consommation plus sage et responsable››.
Après avoir récité la prière de l’angélus, Benoît XVI a souhaité renouveler sa proximité ››envers les chères populations d’Haïti qui, à cause du terrible séisme de janvier dernier, souffrent maintenant d’une grave épidémie de choléra››. Le pape a alors fait part de ses encouragements à tous ceux qui se dévouent à cette nouvelle urgence et a appelé la Communauté internationale à aider généreusement ces populations. Le dernier bilan de l’épidémie de choléra qui frappe Haïti depuis la mi-octobre s’élève à quelque 800 morts.
Le souverain pontife a également salué les pèlerins irakiens qui étaient présents place Saint-Pierre et a souhaité ››la paix pour leur pays››, quelques jours après de multiples attentats perpétrés envers les communautés chrétiennes à Bagdad, la capitale. Au milieu de la foule de fidèles, sur la place, on pouvait apercevoir des banderoles portant l’inscription : ››Saint-Père, s’il vous plaît, venez à notre secours, nous n’en pouvons plus››.
A 2 semaines de la veillée de prière pour la vie qu’il présidera dans la basilique Saint-Pierre lors des premières vêpres de l’Avent, le 27 novembre, Benoît XVI a aussi considéré que le temps de préparation à Noël était un moment propice pour invoquer la protection divine sur tout être humain appelé à exister.
Le pape a aussi salué les milliers de membres de la Confédération nationale des Miséricordes d’Italie qui avaient participé à une messe célébrée peu avant par le cardinal Secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone, place Saint-Pierre. Benoît XVI les a ainsi remerciés pour leur engagement spirituel et social. Rassemblant quelque 700 ›confraternités’ en Italie, auxquelles adhèrent environ 670’000 membres, la Confédération nationale des Miséricordes a pour mission de secourir ceux qui sont dans le besoin et dans la souffrance.
Au sein des Miséricordes, les groupes ››Fratres›› sont nés dans les années 1950 pour le don de sang et, aujourd’hui, les dons d’organe. S’adressant enfin aux pèlerins polonais, le pape a noté que les chrétiens de ce pays, qui ont souffert par le passé ››pour être fidèles au Christ et à l’Eglise››, avaient une sensibilité particulière envers ceux qui, aujourd’hui encore, sont dans l’épreuve. (apic/imedia/cp)
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