Elle maintient sa position sur certains points de la nouvelle Constitution
Nairobi, 14 novembre 2010 (Apic) La Conférence épiscopale du Kenya (KEC) a réitéré son engagement à promouvoir la lutte contre la corruption, le mensonge, la tromperie sous toutes ses formes, le vol, la chasse aux sorcières et l’impunité, selon le Service d’information catholique pour l’Afrique (CISA).
La Conférence était réunie, à l’occasion du 10e anniversaire du diocèse de Malindi (Côte Est) et la commémoration du premier anniversaire du décès au Mater Dei Hospital de Nairobi de son archevêque, Mgr Francis Baldacchino, un religieux capucin originaire de Malte décédé à l’âge de 73 ans.
La déclaration, signée du cardinal John Njue, archevêque de Nairobi et président de la KEC, souligne l’espoir des évêques kényans en un «nouveau Kenya» au sein duquel ils se voient jouer un rôle de premier plan dans la promotion de l’unité, de l’intégrité et de l’harmonie au sein du peuple.
Selon le communiqué, la KEC maintient sa position sur certains points de la nouvelle Constitution, notamment ceux qui constituent «une menace» contre la vie, la famille, le mariage, l’égalité ou les valeurs chrétiennes traditionnelles. «Nous exprimons et nous espérons que les promesses faites pendant la campagne référendaire seront respectées», poursuit la déclaration, tout en estimant que tous les Kenyans doivent maintenant être impliqués dans sa mise en œuvre, en tenant compte de leurs désirs et aspirations.
La KEC a lancé un appel aux élus du pays (président de la République, députés, élus locaux) de toute obédience et de toute conviction politique, les invitant à faire le travail pour lequel ils ont été élus. Elle a déploré aussi la «confusion» et la divergence au sommet de l’Etat, notant que les Kenyans attendent un leadership plus fort qui permettra de réaliser leur rêve.
Les évêques catholiques kenyans exhortent encore leurs fidèles à renouveler et à approfondir leur foi et leurs connaissances religieuses, à intensifier leurs prières à domiciles, lors des retraites, des pèlerinages, en communautés chrétiennes, et à faire revivre leur vie sacramentelle.
«L’approfondissement de notre foi ne laisse aucune place au tribalisme, car nous sommes tous des Kenyans», affirment les évêques du pays, en soulignant que la foi donne l’énergie spirituelle et la force «de construire un nouveau Kenya, basé sur l’intégrité et l’unité». Ils relèvent que si la jeunesse du pays a «l’énergie et l’enthousiasme naturels», elle a toutefois besoin de l’aide de tous les membres de la société, parce que les jeunes ont des inquiétudes " très grandes pour leur avenir à cause du chômage, de la pauvreté et de l’exploitation».
Dans ce contexte, les jeunes sont tentés par les vices des temps modernes, tels que l’alcool, les comportements immoraux, affirment-ils. «L’Eglise veut les accompagner, afin qu’ils soient libérés de ›la prison’ que constitue la situation actuelle dans laquelle ils se trouvent». En conclusion, la KEC a reconnu qu’il y a des efforts dans la lutte contre la corruption, mais a suggéré de les renforcer, en appelant à un changement de mentalités. (apic/Ibc/be)
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