Le rassemblement œcuménique du centenaire a eu lieu à la Nouvelle-Orléans
New York, 15 novembre 2010 (Apic) Le secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises (COE) a réaffirmé ses liens avec le Conseil national des Eglises des Etats-Unis (NCC) en saluant les Eglises du pays pour avoir «apporté le changement et la réforme dans ce monde en perdition.»
Selon l’agence d’information œcuménique Eni, le pasteur Olav Fykse Tveit s’exprimait le 11 novembre lors du rassemblement œcuménique du centenaire, organisé par le NCC à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane. La réunion marque le centenaire de la Conférence mondiale des missions, à Edimbourg, Ecosse, en 1910, un événement souvent considéré comme le point de départ du mouvement œcuménique mondial en faveur de l’unité des Eglises, qui a conduit à la fondation du COE, en 1948.
«Le vieux monde qu’est l’Europe a apporté l’enseignement de Martin Luther; vous avez eu le leader baptiste et visionnaire d’un nouvel avenir Martin Luther King», a-t-il déclaré.
Le secrétaire général du COE a souligné que le reste du monde a souvent critiqué la domination des Etats-Unis au 20e siècle, une période parfois surnommée le «siècle américain». Toutefois, le pasteur norvégien a affirmé qu’on se souviendrait également de ce siècle pour le rôle qu’ont joué les Eglises des Etats-Unis dans le développement du mouvement œcuménique international. «Il est nécessaire de le rappeler en cette période où vous, comme bien d’autres dans le monde, prenez conscience des effets moins positifs du siècle américain sur le reste du monde», a déclaré le pasteur Tveit.
Le mouvement œcuménique mondial doit être ouvert à «la critique pertinente», a déclaré le pasteur Tveit dans son discours. «Le mouvement œcuménique était et doit être très différent d’un mouvement à la gloire d’un empire, car c’est un mouvement caractérisé à la fois par une ouverture à la présence du Christ chez l’autre et par une volonté de porter le poids de la croix ensemble», a-t-il déclaré.
«Le temps des croisades est fini. Nous savons que nous ne pouvons pas lutter pour notre religion par le pouvoir de la domination ou de l’oppression. Nous avons tiré les leçons des erreurs du passé, qu’il s’agisse de lier mission et colonialisme ou de prétendre promouvoir les valeurs de l’Evangile, comme la démocratie et la paix, au moyen de l’impérialisme et de l’intervention militaire», a-t-il affirmé.
Le 10 novembre, le Conseil d’administration du NCC a adopté une résolution appelant à mettre fin à la présence militaire des Etats-Unis en Afghanistan. La résolution demande que les Etats-Unis, sous la direction du président Barack Obama, négocient un retrait des forces militaires des Etats-Unis et de l’OTAN, «qui devra être achevé dès que possible sans mettre plus longtemps en péril la vie et le bien être des soldats des Etats-Unis et de l’OTAN, des troupes afghanes et des civils afghans.» (apic/eni/ch/amc)
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