Les participants appellent l’Eglise à poursuivre sa mission
Nairobi, 18 novembre 2010 (Apic) Des théologiens catholiques et chercheurs africains ont exhorté l’Eglise en Afrique à intensifier sa lutte contre la corruption et la «mauvaise» gestion des fonds publics par certains dirigeants du continent, à l’issue d’une conférence panafricaine de cinq jours à Nairobi, au Kenya.
Selon Radio Vatican, la conférence avait pour thème: «L’Eglise en Afrique, 50 ans après les indépendances, réflexion théologique et Pastorale». Elle a réuni, du 8 au 12 novembre, plus de 200 théologiens catholiques et chercheurs de 16 pays africains à l’Université catholique de l’Afrique orientale, à Nairobi. Elle était organisée conjointement par l’Association des théologiens africains (AAT), basée à Abidjan, en Côte-d’Ivoire, et l’Université Catholique de l’Afrique orientale.
A la fin de leurs assises, les participants ont estimé que, même si le continent africain a connu quelques réussites durant les cinquante dernières années d’indépendance, les promesses des dirigeants n’ont de manière générale pas été tenues, relate le Service d’information catholique pour l’Afrique (CISA). Parmi ces promesses, figurent notamment la lutte contre l’analphabétisme, les maladies et la pauvreté, ainsi que la mendicité. Autant de problèmes qui se posent encore avec acuité aux pays africains et qui nécessitent toujours une réponse.
Ils ont également appelé l’Eglise catholique à «intensifier sa mission pastorale» auprès des fidèles, dans des domaines comme l’autonomie, l’enseignement de la catéchèse, les relations affectives entre les chrétiens et les personnes d’autres religions, dont les musulmans.
Lors des travaux, de nombreux théologiens ont reçu un certificat, en reconnaissance de leur contribution au sein de l’Eglise catholique en Afrique. Il s’agit, entre autres, du prêtre tanzanien Charles Nyamiti; de Mgr Patrick Kalilombe, évêque émérite de Lilongwe (Malawi); de Mgr Tharcisse Tshibangu Tshishiku, évêque émérite de Mbujimayi (République démocratique du Congo); de Mgr Anselme Titianma Sanon, archevêque émérite de Bobo-Dioulasso (Burkina-Faso), et enfin de l’abbé Nathaniel Soede du Bénin.
Dans une communication faite à l’ouverture de la conférence, le 8 novembre dernier, Mgr Anselme Sanon, président de la commission de théologiens du SCEAM (Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar), a déclaré qu’en Afrique, l’Eglise a le défi de continuer à donner de l’espoir pour le continent et son peuple dans son enseignement pastoral.
«Alors qu’avant les indépendances, les colonisateurs ont saboté nos économie, après les indépendances, certains de nos nouveaux dirigeants ont continué à exploiter de la même façon nos pays», a-t-il déploré. «C’est triste de voir que dans certains des pays africains, riches en ressources naturelles et minérales, tels que l’or, l’uranium, le diamant, la population a continué à être durement touchée par la pauvreté», a poursuivi le prélat, attribuant cette situation à «la corruption et à la mauvaise gestion des ressources» de ces pays. (apic/ibc/amc)
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