Les Eglises reconnues reviennent sur la décision de Philip Morris
Neuchâtel, 30 novembre 2010 (Apic) Philip Morris cessera de payer sa contribution ecclésiastique dès l’année 2010. Les Eglises réformée évangélique, catholique romaine et catholique chrétienne s’interrogent sur une telle décision et sur ses conséquences, dans un communiqué de presse diffusé le 30 novembre.
Les Eglises lancent un message clair: leurs partenaires doivent se demander ce qu’ils attendent d’elles et ce qu’ils sont prêts à investir, sans quoi, elles pourraient bien être forcées de se désengager.
Elles regrettent d’avoir été tenues éloignées des discussions qui ont réuni à ce sujet les autorités cantonales et les représentants de Philip Morris et rappellent avoir interpellé à maintes reprises les deux acteurs.
Les institutions religieuses soulignent leur position particulière au sein des Eglises suisses: revenu modeste et précarité de la contribution – les personnes physiques et morales sont libres de financer les Eglises dans le canton de Neuchâtel. Elles rappellent également l’importance de leur rôle et de leurs actions au sein de la société et s’inquiètent de ne plus être «en mesure de les accomplir sans un engagement de la population, des entreprises et de l’Etat du canton de Neuchâtel».
Lançant un véritable cri de détresse, les Eglises affirment que le déficit abyssal auquel elles seront confrontées ne saurait être sans «conséquences sur le plan humain». Et de relever leurs implications dans des activités d’intérêt public: présence régulière d’aumôniers dans les hôpitaux, les homes, la rue ou les prisons, célébration des services funèbres, action dans le domaine social, régulation des phénomènes religieux ou multiculturels. En tout, ce sont des centaines, voire des milliers d’habitants du canton qui devraient être touchés – à plus ou moins long terme – par l’importante perte de gains à laquelle les Eglises doivent faire face. (apic/com/amc)
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