Dans le cadre du sommet de l’OSCE
Astana, 1er décembre 2010 (Apic) A l’occasion du sommet des chefs d’Etat de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Astana (Kazakhstan), le secrétaire d’Etat du Saint-Siège a appelé la communauté internationale à «combattre l’intolérance et la discrimination contre les chrétiens, le groupe religieux le plus persécuté au monde, de la même manière qu’elle le fait pour les autres religions». Le 1er décembre, le cardinal Tarcisio Bertone a aussi dénoncé les épisodes de violences répétés, les assassinats de chrétiens, et plus largement les restrictions imposées au Eglises par certains pouvoirs publics, rapporte l’agence vaticane I.MEDIA.
Le secrétaire d’Etat du Saint-Siège a consacré une grande partie de son intervention à l’intolérance et la discrimination pour raisons religieuses, particulièrement contre les chrétiens. Le cardinal Bertone a souligné que de nombreux documents attestent que «les chrétiens forment le groupe religieux le plus persécuté et discriminé». «Plus de 200 millions d’entre eux, appartenant à différentes confessions, se trouvent en difficulté à cause de structures légales et culturelles», a souligné le haut prélat.
Le numéro deux du Saint-Siège a appelé la communauté internationale à «combattre l’intolérance et la discrimination contre les chrétiens avec la même détermination que celle dont elle fait preuve dans la lutte contre la haine envers des membres d’autres communautés religieuses».
Le cardinal Bertone a ensuite égrené les différentes formes d’intolérance et de discrimination envers les chrétiens, qui se manifestent de différentes façons dans les pays de l’OSCE. Dans certains d’entre eux, par exemple, il existe encore des lois intolérantes et discriminatoires, des décisions, des comportements, des actions et des omissions qui nient la liberté religieuse. «On constate aussi des épisodes de violences répétés et même des assassinats», a-t-il relevé.
Outre les restrictions imposées aux Eglises, le secrétaire d’Etat du Saint-Siège a dénoncé la «pression excessive de la part de l’administration publique qui refuse clairement de reconnaître le rôle public de la religion». Et de mettre également en cause les carences de l’éducation civique ou encore les «véritables dénigrements» à l’encontre des croyants.
Plus largement, le cardinal Bertone a soutenu que le droit à la liberté religieuse n’était pas «une concession exagérée de l’Etat, mais un vrai droit fondé sur la dignité même de l’être humain». «L’idée de la religion comme forme d’aliénation, a assuré le haut prélat, est démentie par le constat que les croyants représentent un axe fondamental en faveur du bien commun».
La pratique de la religion est menacée non seulement par des restrictions vexatoires, mais aussi par le relativisme et par un faux sécularisme, qui excluent la religion de la vie publique. Il est donc d’une importance vitale, aux yeux du secrétaire d’Etat, que les croyants puissent participer librement au débat public pour présenter une vision du monde inspirée de leur foi.
Dans sa longue intervention en italien, le haut prélat a évoqué de nombreux autres thèmes, tels que le trafic et l’exploitation des êtres humains, les droits des migrants, l’environnement et notamment la gestion de l’eau, le désarmement ou encore la crise économique.
Du 29 novembre au 4 décembre, le cardinal Bertone effectue un déplacement au Kazakhstan, à la tête de la délégation du Saint-Siège qui participe au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des 56 Etats de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Ce sommet de l’OSCE a lieu les 1er et 2 décembre. (apic/imedia/cp/nd)
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