Cérémonie commémorative à Genève
Genève, 16 décembre 2010 (Apic) A l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Mère Teresa, une cérémonie commémorative s’est tenue le 16 décembre 2010 au Palais des Nations à Genève, organisée par la Mission Permanente de la République d’Albanie, avec le soutien et la collaboration des Missions Permanentes du Saint-Siège, de l’ex-République Yougoslave de Macédoine et de l’Inde.
Dans leurs allocutions, les Ambassadeurs présents ont retracé la vie de Mère Teresa, de sa naissance le 26 août 1910 dans un quartier latin de Skopje, à son décès le 5 septembre 1997. «Malgré sa petite stature, relève l’Ambassadeur d’Albanie, Mère Teresa avait une foi dure comme le roc. Après avoir entendu l’appel du Christ lui disant «Viens ! Sois ma lumière !» elle a donné sa vie entière pour servir l’homme, ses droits, sa dignité.»
Mgr Silvano Tomasi, Nonce apostolique, s’est dit «vraiment ravi d’avoir été associé à cette cérémonie, qui constitue un hommage mérité à cette femme extraordinaire. Mère Teresa, c’est l’illustration de l’amour sans frontières. Son nom en Albanais ne signifie-t-il pas «bouton de rose» ? Quelle plus belle image que celle-là pour dépeindre une beauté spirituelle qui embrasse l’humanité toute entière !» Et le Nonce apostolique de rappeler que «les Missionnaires de la Charité – quelque 6’000 religieuses, 610 fondations dans plus de 120 pays du monde – constituent le patrimoine, l’héritage que Mère Teresa lègue à l’humanité. L’œuvre de Mère Teresa, c’est la volonté de graver dans les esprits l’égalité intrinsèque qui existe entre tous les êtres humains, c’est la seule arme de l’amour comme source d’espoir dans les situations désespérées. La force motrice de Mère Teresa, c’était la foi, et toute sa vie ne fut que l’expression personnalisée de l’amour qu’elle éprouvait pour les autres, se faisant l’ambassadrice de la dignité humaine.»
L’Ambassadeur de l’ex-République de Macédoine a redit «la fierté de ses compatriotes d’avoir vu naître celle qui fut, en quelque sorte, le précurseur des Objectifs du Millénaire pour le Développement. L’action de Mère Teresa a durablement inspiré les consciences dans le monde, et en Macédoine, de nombreuses institutions portent son nom.»
L’Ambassadeur d’Inde, dans son allocution, cite d’emblée Mère Teresa : «J’essaie de donner aux pauvres, par l’amour, ce que les riches peuvent s’offrir par l’argent. " «En Inde, Mère Teresa est devenue un personnage aimé et respecté par-delà les frontières politiques et sociales. Nous devons, nous aussi, nous engager à poursuivre son œuvre, en gardant bien à l’esprit une leçon qu’elle nous a transmise : si nous n’avons toujours pas la paix, c’est parce que nous avons oublié que nous appartenons les uns aux autres.»
M. Besnik Mustafaj, ancien Ministre albanais des affaires étrangères, a enfin pris la parole pour décrire les liens entre Mère Teresa et les Albanais. «Beaucoup de textes de Mère Teresa mentionnent l’Albanie, bien que le terme de patrie ne revête pas le même sens pour elle que pour nous. Pour Mère Teresa, sa patrie, c’est le Christ. Pourtant, le jour même où elle recevait le Prix Nobel de la Paix, le 17 octobre 1979, elle affirmait vouloir prier en Albanais, et qu’il fallait bâtir des lieux de prière dans ce pays, avec les missionnaires emprisonnés. Il est par contre extraordinaire que les Albanais aient été parmi les derniers à la connaître, puisqu’à l’époque, tant l’Albanie que la Yougoslavie étaient des pays communistes dans lesquels les relations avec Dieu n’étaient pas «très amicales». Ce n’est qu’après la chute du Mur de Berlin que le peuple albanais a pu faire sa connaissance, et cela constitue à mes yeux la meilleure preuve qu’elle fut véritablement une envoyée de Dieu, car elle est apparue dans l’histoire de mon peuple exactement au moment où il le fallait. Et tous les Albanais, qu’ils soient musulmans, orthodoxes ou catholiques, vénèrent Mère Teresa avec la même ferveur. Elle est un élément indiscutable de cohésion sociale, et je veux lui dire encore merci, car une fois de plus, ce soir, c’est elle qui nous réunit.»
La cérémonie s’est conclue par la projection d’un film retraçant l’activité humaniste de la Bienheureuse, avec une citation finale qui vaut tous les éloges du monde : «Dieu ne nous demande pas de faire de grandes choses. Il nous demande de faire de petites choses en y mettant beaucoup d’amour.» (apic/fm/amc)
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