Inde: Mgr Thomas Menamparampil donne sa vision de Noël, en terre de mission
Guwahati, 24 décembre 2010 (Apic) Pour Mgr Thomas Menamparampil, archevêque de Guwahati, la fête de Noël, « c’est le don de soi de Dieu à l’humanité, d’une manière que nous n’aurions jamais cru possible ». Il s’explique dans une interview donnée à AsiaNews, l’agence de l’Institut pontifical des missions étrangères, le 23 décembre.
Le prélat propose cette année une autre réflexion que « donner et recevoir des cadeaux » pour Noël. A ses yeux, la naissance du Christ, « c’est le don de soi de Dieu à l’humanité, d’une manière que nous n’aurions jamais cru possible. Se donner est plus difficile que faire des dons, poursuit Mgr Menamparampil. Il est plus facile d’offrir quelque chose que nous possédons, que quelque chose qui fait partie de nous ».
« Se donner implique que nous pouvons céder un peu plus de nous-mêmes », pour l’évêque de Guwahati. Si la valeur d’une personne est mesurée à ce qu’il possède, « il est étonnant de penser que le Fils de Dieu ’s’est vidé de lui-même’ et a pris la forme d’un serviteur », précise l’auteur de la méditation de la « Via Crucis » au Colisée à Pâques 2009. Cela demande de « céder un peu de notre orgueil ». Cela signifie, en particulier, « mettre toutes nos énergies, nos talents et ce que nous sommes au service du Règne et à l’amélioration de l’humanité ». Un vrai défi pour notre société, précise le prélat. « Aujourd’hui nous avons besoin de personnes qui pensent aux autres et au bien commun, qui se mettent au service des autres ». A ses yeux, c’est l’unique manière pour commencer à comprendre la signification du don de soi.
En se donnant aux pauvres de Calcutta, Mère Teresa « n’est pas devenue moins une personne parce qu’elle s’est donnée ». Bien au contraire. Aussi, « la tâche du missionnaire est la même. Il semble qu’il ait cédé ses droits, son temps, son énergie, ses talents, ses ressources aux autres de sorte qu’il ne s’appartient plus ».
« Dans ce monde sécularisé, partager un message religieux devient plus difficile », précise l’archevêque. Cependant, il rappelle que Jésus a commencé son ministère à partir des situations de vie des personnes, non en analysant des idées. « L’astuce est justement d’entrer dans leur monde d’intérêts et de parler de choses qui semblent être importantes pour eux ». (apic/asianews/nc/ggc)
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