Canada: La Ville de Québec tourne le dos à l’une de ses plus anciennes traditions religieuses

Nouveau signe de la sécularisation en marche depuis les années 60

Québec, 11 janvier 2011 (Apic) Nouveau signe de la sécularisation en marche depuis les années 60 au Québec: la Ville de Québec a abandonné cette année la traditionnelle messe du Nouvel An. Elle a mis ainsi fin à l’une des plus anciennes traditions de l’administration publique de la «Vieille Capitale».

Aujourd’hui, il ne reste qu’un discret crucifix dans la salle du Conseil de la ville et qu’une statue de la Vierge datant des années 1950 sur la façade du bâtiment pour rappeler l’héritage religieux à la Ville de Québec.

La tradition de tenir une telle messe à beau dater de plus d’un siècle, l’idée d’abandonner la messe était déjà présente en 2007 à l’époque de la mairesse Boucher. Elle avait toutefois décidé de la conserver en raison du 400e anniversaire de la ville en 2008.

Selon la radio chrétienne québécoise «Radio Ville-Marie», la Ville ne s’est pas étendue sur les raisons de l’abandon en 2011, se contentant de rappeler qu’elle est une «administration publique laïque». L’an dernier, à peine 60 personnes avaient assisté à cette messe à la cathédrale Notre-Dame. Le cardinal Marc Ouellet, alors archevêque, en avait profité pour rappeler l’importance de cette tradition.

«Dans le préambule de la Constitution canadienne, il est écrit que notre pays est fondé sur la reconnaissance de la suprématie de Dieu et de la primauté du droit. Je suis heureux qu’à Québec, berceau de notre pays, un geste comme celui d’aujourd’hui exprime à la fois le respect des valeurs de notre peuple et le respect de notre Constitution», avait-il déclaré devant l’assemblée. En 2009, le décès de l’ancien maire de Québec, Jean Pelletier, avait été souligné alors que 200 personnes assistaient à la messe du Nouvel An. (apic/rvm/be)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/nouveau-signe-de-la-secularisation-en-marche-depuis-les-annees-60/