«Eviter l’escalade des affrontements et des tensions»

Rome: Rappelé au Caire, l’ambassadeur d’Egypte a été reçu au Vatican

Rome, 12 janvier 2011 (Apic) L’ambassadeur d’Egypte auprès du Saint-Siège, Lamia Aly Hamada Mekhemar, a été reçue au Vatican le 11 janvier 2011. Cette visite fait suite à l’annonce de son rappel au pays pour «consultations». Dans un communiqué, le Saint-Siège dit pleinement partager la préoccupation du gouvernement égyptien, qui veut «éviter l’escalade des affrontements et des tensions pour des motifs religieux».

La décision du rappel de l’ambassadeur d’Egypte a été prise en raison de propos de Benoît XVI qui constituent, aux yeux du Caire, une «ingérence inacceptable dans les affaires intérieures de l’Egypte». Après l’attentat, commis le 31 décembre dernier contre une église copte orthodoxe d’Alexandrie, avait fait 23 morts, le pape avait demandé aux responsables des nations un «engagement concret» pour protéger les chrétiens et condamné la «stratégie de violences» menée envers eux.

Les efforts du gouvernement égyptien

Le 11 janvier, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le Père Federico Lombardi, a fait état d’une rencontre entre Mgr Dominique Mamberti, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats, et l’ambassadeur d’Egypte. Le Père Lombardi, a rappelé que le Saint-Siège partage pleinement la préoccupation du gouvernement égyptien, qui veut «éviter l’escalade des affrontements et des tensions pour des motifs religieux». Mgr Mamberti a notamment déclaré apprécier les efforts du gouvernement égyptien dans cette direction et a souligné que le Saint-Siège partageait «l’émotion de tout le peuple égyptien, frappé par l’attentat d’Alexandrie».

L’ambassadeur d’Egypte auprès du Saint-Siège se rendra au Caire pour des consultations au ministère des Affaires étrangères, a en outre indiqué le communiqué. La diplomate a exprimé les préoccupations de son gouvernement en ce moment difficile. Lamia Aly Hamada Mekhemar «a pu recevoir les informations et recueillir les éléments utiles pour rendre compte correctement des récentes interventions du pape, en particulier sur la liberté religieuse et la protection des chrétiens au Moyen-Orient», peut-on encore lire.

Une ingérence du pape

Les propos du pape du 2 janvier dernier avaient déjà été considérés comme une ingérence par l’imam d’Al-Azhar, au Caire. Cette accusation avait été réfutée par le nonce apostolique en Egypte.

Le 10 janvier, devant l’ensemble du corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, Benoît XVI avait souligné «l’urgente nécessité» pour les gouvernements du Moyen-Orient de prendre des «mesures efficaces pour la protection des minorités religieuses». Une dizaine de jours après l’attentat d’Alexandrie, le pape avait regretté que le terrorisme ait frappé brutalement des fidèles en prière dans une église. (apic/imedia/lb/nd)

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