Après les inondations meurtrières
Brésil, 14 janvier 2011 (Apic) Les pluies incessantes qui s’abattent sur le sud-est du Brésil depuis le début de l’année ont déjà fait plus de 500 morts et près de 14’000 sans-abri dans l’état de Rio de Janeiro. Pour tenter de soulager la douleur des victimes, la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) a lancé une opération de collecte de fonds, en association avec Caritas Brésil. La CNBB et l’ONU ne ménagent pas leurs critiques sur l’absence de prévention.
Brésil, 14 janvier 2011 (Apic) Les pluies incessantes qui s’abattent sur le sud-est du Brésil depuis le début de l’année ont déjà fait plus de 500 morts et près de 14’000 sans-abri dans l’état de Rio de Janeiro. Pour tenter de soulager la douleur des victimes, la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) a lancé une opération de collecte de fonds, en association avec Caritas Brésil. La CNBB et l’ONU ne ménagent pas leurs critiques sur l’absence de prévention.
«Nous sommes profondément attristés par le nombre croissant de morts et de sans-abri qui ont perdu leurs proches et assistent impuissants à la destruction de leurs maisons et de leurs biens.» C’est en ces termes que la présidence de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) s’est exprimée à propos des inondations qui frappent, depuis le début de l’année, le sud-est du pays, et en particulier l’Etat de Rio de Janeiro, faisant à ce jour, 508 morts et près de 14’000 sans-abri.
«La CNBB tient à manifester sa solidarité aux victimes et invite la société brésilienne à intensifier ses dons dans le but d’alléger la douleur et de raviver l’espérance face à cette immense tragédie.» En association avec Caritas Brésil, la CNBB a d’ailleurs lancé une campagne «SOS SUDESTE», dont l’objectif est de collecter des fonds qui seront distribués aux régions atteintes par les pluies. Demetrio Vatentini, le président de Caritas Brésil, a pour sa part suggéré que tous les diocèses du pays organisent une collecte, le 30 janvier.
Reconnaissant les efforts des autorités pour éviter que cette catastrophe ne fasse davantage de victimes, la CNBB rappelle cependant que «beaucoup de ces tragédies auraient pu être évitées ou, au moins, se révéler moins dramatiques si des actions préventives avaient été menées, en particulier dans ces régions touchées chaque année par ce genre de drame.» Des critiques qui font écho à celles exprimées, jeudi 13 janvier, par Margareta Wahlström, sous-secrétaire générale de l’ONU, pour la réduction des risques des catastrophes.
Evoquant le manque de communication et d’un plan d’évacuation d’urgence, la responsable onusienne a assuré que «le Brésil aurait pu éviter une telle tragédie, à l’image de l’Australie où les inondations qui ont touchées l’état du Queensland ont ’seulement’ fait 13 morts.» Et de citer les initiatives d’autres pays en développement comme l’Indonésie, qui «malgré le fait d’être un pays pauvre, dispose de plans d’évacuation face aux menaces de tremblements de terre et d’irruptions volcaniques par exemple. Des initiatives, a-t-elle conclu, qui sauvent des vies.»
En attendant, les habitants du sud-est du Brésil demeurent inquiets. D’autant que la météo prévoit encore de fortes pluies dans la région pour tout le week-end. (apic/jcg/ggc)
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