«Il n’y a pas eu d’exception à la règle»

Rome: Joaquin Navarro-Valls souligne le sérieux du procès en béatification de Jean-Paul II

Rome, 15 janvier 2011 (Apic) Proche collaborateur de Jean-Paul II durant 22 ans, l’Espagnol Joaquin Navarro-Valls a déclaré à l’agence I.MEDIA que le procès, qui avait permis la prochaine béatification du pape polonais, était «historique et extraordinaire». L’ancien directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a également salué le «sérieux», avec lequel l’enquête sur les vertus et la vie de Jean-Paul II avait été menée.

«Comme beaucoup de gens, je n’ai pas été surpris par la rapidité de ce procès», a affirmé Joaquin Navarro-Valls. Pour lui, il s’agit d’un «procès historique, extraordinaire et très approfondi». «Il n’y a pas eu d’exception à la règle, a rappelé le journaliste et médecin espagnol, à part la dispense des 5 ans pour commencer le procès, comme l’avait d’ailleurs fait Jean-Paul II pour Mère Teresa».

«J’ai eu l’opportunité de lire les actes du procès et il s’agit d’un chef-d’œuvre de sérieux et d’approfondissement», a encore déclaré l’ancien porte-parole du Vatican. Ce dernier a aussi expliqué que l’enquête du diocèse de Rome et de la Congrégation pour les causes des saints avait aussi été l’occasion «d’écouter des personnes clairement hostiles».

Beaucoup d’émotion

Joaquin Navarro-Valls, qui n’avait pas caché sa peine devant les journalistes du monde entier le jour de la mort de Jean-Paul II, le 2 avril 2005, a par ailleurs espéré parvenir «à contenir un peu plus son émotion», le jour de la béatification, le 1er mai prochain.

Interrogé au sujet des obstacles possibles à cette béatification, comme le cas du fondateur des Légionnaires du Christ et sa double vie, Joaquin Navarro-Valls a rappelé que «le procès pour vérifier la culpabilité du Père Maciel avait commencé durant le pontificat de Jean-Paul II et s’était conclu durant la première année de pontificat de Benoît XVI». Quant aux victimes de prêtres pédophiles, dont certaines ont déjà critiqué la hâte du Vatican à honorer le pape polonais, Joaquin Navarro-Valls dit «comprendre leur douleur». Il souligne toutefois que «c’est sous le pontificat de Jean-Paul II qu’il a été pour la première fois publiquement question de ces affaires».

Nommé directeur du Bureau de presse du Saint-Siège par Jean-Paul II, en décembre 1984, Joaquin Navarro-Valls a quitté ses fonctions en juillet 2006, passant près de 22 ans auprès du pape polonais. (apic/imedia/ami/nd)

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