Rome: Le pape a reçu le nouvel ambassadeur d’Autriche près le Saint-Siège

L’Europe ne peut se faire sans ses fondations chrétiennes

Rome, 4 février 2011 (Apic) «L’édification de la maison commune européenne» ne peut aboutir, a assuré Benoît XVI, que si le Vieux continent est «conscient de ses fondations chrétiennes». En recevant le nouvel ambassadeur d’Autriche près le Saint-Siège, Alfons M. Kloss, le 3 février 2011, le pape a déploré la «tension» existant entre l’Etat et la religion dans de nombreux pays européens, a rapporté l’agence I.MEDIA.

«L’édification de la maison commune européenne peut aboutir à un bon résultat, a soutenu le pape, seulement si ce continent est conscient de ses fondations chrétiennes et si les valeurs de l’Evangile, mais aussi de l’image chrétienne de l’homme, sont aussi à l’avenir le ferment de la civilisation européenne».

Ces propos interviennent alors que l’Europe n’a pas réussi à se mettre d’accord, le 31 janvier, sur une déclaration concernant la liberté religieuse, suite aux attentats perpétrés contre des chrétiens en Orient. «La reconnaissance de la liberté religieuse, a encore expliqué le souverain pontife dans son message en allemand, permet à la communauté ecclésiale de développer ses multiples activités, dont la société tout entière tire aussi des bénéfices».

L’Autriche, un pays façonné par la foi catholique

Devant Alfons M. Kloss venu présenter ses lettres de créance, le pape a soutenu que «la culture, l’histoire et la vie quotidienne» de son pays, «›terre des cathédrales’», étaient «profondément façonnées par la foi catholique». Le souverain a encore indiqué que l’Autriche était «un pays dans lequel la coexistence pacifique des différentes religions et cultures (avait) une longue tradition».

En outre, Benoît XVI a déploré que, «dans de nombreux pays européens, le rapport entre l’Etat et la religion connaît actuellement une tension particulière». Et d’expliquer: «D’une part, les autorités politiques veillent beaucoup à ne pas accorder d’espaces publics à des religions perçues comme des idées de foi purement individuelles des citoyens. De l’autre, on cherche à appliquer les critères d’une opinion publique séculière aux communautés religieuses».

Le pape a fait part de la satisfaction du Saint-Siège concernant «certaines activités du gouvernement autrichien», notamment sa «position prise concernant la ›sentence sur le crucifix’ de la Cour européenne des droits de l’homme». En novembre 2009, cette dernière avait considéré la présence de crucifix dans les salles de classes italiennes contraire au droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion.

Né en 1953 à Graz (Autriche), Alfons M. Kloss est diplômé en droit. Il est entré dans la carrière diplomatique en 1979. Il a assumé différentes fonctions au sein du ministère des Affaires étrangères et des ambassades de New Delhi (Inde), d’Helsinki (Finlande), de Bonn (Allemagne). Après avoir été consul général à Milan (Italie), Alfons M. Kloss a été secrétaire général adjoint de la présidence de la République autrichienne, ambassadeur en Italie pendant 6 ans, puis conseiller diplomatique du président de la République. (apic/i.media/lb/ggc)

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