Elle lance un SOS aux élus: des paroisses sont à court d’argent
Montréal, 9 février 2011 (Apic) L’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ) a lancé mardi 8 février 2011 un SOS aux élus québécois. En présentant son mémoire à la Commission parlementaire de la culture et de l’éducation, chargée de l’étude du projet de Loi 82 sur le patrimoine culturel, elle a demandé à l’Etat de venir en aide aux communautés religieuses et aux paroisses qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts.
L’AECQ souhaite que le Québec l’aide à assurer l’avenir des bâtiments religieux. Elle fait des propositions concrètes à l’Etat, comme par exemple contribuer au paiement des factures de chauffage des églises par la création d’un «fonds de fonctionnement». Il en va bien souvent de la survie de ces bâtiments, estime Germain Tremblay, adjoint au secrétaire général de l’Assemblée des évêques.
La charge imposée par l’entretien quotidien des édifices religieux «excède la plupart du temps» les capacités financières de l’Eglise catholique, peut-on lire dans le mémoire présenté aux députés québécois mardi. Germain Tremblay rappelle qu’en plus de servir de lieux de culte aux croyants, ces églises sont des repères de l’histoire du Québec. Elles accueillent tous les jours des non-croyants. Des citoyens choisissent d’aller s’y recueillir, méditer, admirer des oeuvres d’art ou y entendre les orgues, dit-il.
L’Assemblée des évêques propose la création d’un «fonds de fonctionnement». Selon elle, ce fonds devrait être constitué pour subvenir aux besoins quotidiens des églises à valeur patrimoniale, qu’elles soient classées ou non. L’Assemblée veut éviter que, faute d’argent, trop d’églises soient transformées en appartements ou en salles de spectacle. Elle estime que ce n’est pas ainsi que les biens patrimoniaux de l’Eglise catholique, comme ceux des autres confessions religieuses présentes au Québec, seront sauvegardés «comme héritage commun à l’ensemble de notre société».
Dans son esprit, cet éventuel nouveau fonds dédié aux besoins quotidiens des églises devrait cohabiter avec l’actuel fonds du patrimoine religieux. Ce dernier fonds vise uniquement des églises «classées», c’est-à-dire possédant une valeur patrimoniale reconnue. Il vise en fait des bâtiments classés nécessitant des réfections majeures. (apic/rvm/be)
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