«Plus de liberté politique et moins de corruption»

Egypte: La démission d’Hosni Moubarak est un «moment historique», selon le nonce au Caire

Rome, 12 février 2011 (Apic) Peu après l’annonce de la démission du président égyptien Hosni Moubarak, le 11 février 2011, le nonce apostolique au Caire a déclaré, sur les ondes de Radio Vatican, que l’Egypte vivait un «moment historique». Mgr Michael Fitzgerald a évoqué les aspirations du peuple égyptien à «plus de liberté politique et à moins de corruption», invitant à prier pour plus «de justice, de paix et de bonheur» dans le pays, rapporte l’agence I.MEDIA.

«C’est un instant critique, et nous devons prier pour que ce moment historique apporte davantage de justice, de paix et de bonheur pour le peuple égyptien», a ainsi déclaré Mgr Michael Fitzgerald, rompant avec la prudence dont avait fait preuve la diplomatie vaticane, depuis le début du soulèvement populaire en Egypte, le 25 janvier dernier.

«Je pense que le président Moubarak, avant de donner sa démission, a préparé ce moment en confiant à son vice-président, récemment nommé, Omar Souleimane, la tâche de faire avancer la réforme de la Constitution et, ainsi, de préparer la voie à de nouvelles élections présidentielles», a encore affirmé le nonce au Caire.

Ne pas oublier les revendications sociales

«J’espère que le Conseil de l’armée, à qui a été confié le gouvernement du pays, poursuivra cette route», a poursuivi le diplomate du Saint-Siège. Et de souhaiter enfin que le Conseil suprême des forces armées «répondra aussi à d’autres demandes de la population, qui ne concernent pas seulement la liberté politique, mais aussi des revendications sociales pour des salaires adéquats et moins de corruption dans le pays».

Après 18 jours de contestation populaire, survenue dans le sillage immédiat de la Tunisie, le président égyptien Hosni Moubarak a quitté ses fonctions et remis le pouvoir à l’armée. Dans une brève allocution télévisée, le vice-président Omar Souleimane a affirmé que, compte tenu des conditions difficiles que traverse le pays, Hosni Moubarak avait chargé l’armée de gérer les affaires du pays. Le raïs et sa famille sont partis pour Charm el-Cheikh, dans le Sinaï égyptien.

Lors de la prière de l’Angélus du 6 février dernier, place Saint-Pierre, Benoît XVI avait prié afin que l’Egypte «retrouve la tranquillité et la cohabitation pacifique». Il avait souhaité «un engagement partagé pour le bien commun dans le pays». (apic/imedia/ami/nd)

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