Zurich: Le professeur Manfred Belok participe au «chat» sur le mémorandum des théologiens
Zurich, 17 février 2011 (Apic) «Ca n’était pas simple!» Manfred Belok vient de terminer, le 16 février, le «chat» de Kath.ch sur le mémorandum des théologiens germanophones. Le professeur de théologie pastorale à Coire a signé le manifeste revendiquant des réformes dans l’Eglise catholique romaine. L’agence de presse Apic était présente dans les coulisses du «chat», organisé par le Katholischen Mediendienstes (KM).
Le 16 février, le professeur Manfred Belok s’est s’exprimé sur le «chat» du Katholischen Mediendienst. Avant lui, deux évêques ont débattu du manifeste germanophone: Mgr Martin Werlen, Abbé d’Einsiedeln, et Mgr Marian Eleganti, évêque auxiliaire de l’évêché de Coire.
Le professeur de théologie pastorale se laisse expliquer, une fois encore, ce qu’est un «chat». La réponse est simple: toutes les personnes connectées parlent en même temps, comme par E-mail. Manfred Belok se montre confiant: «L’Eglise a besoin d’une culture du débat». Au début, le «chat» n’est pas bien âpre. Les participants lancent leurs questions, le théologien a le temps de réfléchir. Il faut dire que le KM a dépêché un accompagnateur. Ce dernier supplée le professeur, qui n’a pas besoin de taper ses réponses.
Avec les inconnus, derrière l’écran, le dialogue démarre lentement. Manfred Belok justifie le mémorandum de la manière suivante: «C’est similaire à Pierre et Paul qui étaient d’avis différents sur une question importante mais qui ne contestaient pas à l’autre le ’sentire cum ecclesia’ (penser et ressentir avec l’Eglise). J’admire la culture du débat positive qu’ils avaient développé et qu’ils pratiquaient. Et je souhaite qu’une telle culture prévale de tous côtés dans la discussion actuelle.»
Un des attraits particulier du chat est assurément l’anonymat. Manfred Belok ignore qui se cache derrière les pseudonymes. «Makoto» pose une «question personnelle» au théologien: «Est-ce que vous allez tous les dimanches à l’Eglise?» Et Manfred Belok de répondre spontanément: «Bien entendu! Et par conviction personnelle!»
«Est-ce que l’évêque a déjà pris contact avec vous parce que vous avez signé le mémorandum?» Une question délicate à laquelle le théologien répond sobrement: «Oui, il m’a écrit, je lui ai répondu et lui ait demander de discuter.» Comme «Frieda» insiste, Manfred Belok demande de faire preuve de compréhension: «Actuellement, je ne veux donner aucun renseignement sur la teneur précise de cette correspondance.»
Le débat sur le célibat, la famille, l’Eglise et le manifeste des théologiens se poursuit. Manfred Belok répond avec éloquence. Et tout d’un coup, voilà la question: «Que pensez-vous de la démission d’Ernst Fuchs, supérieur du séminaire de Coire?» Une intervention sans lien avec le mémorandum. Le théologien de Coire contourne l’écueil d’une réponse rapide: Fuchs a donné des raisons compréhensibles pour sa démission, il est le seul a pouvoir s’exprimer plus amplement sur la question.
Avant même que le «chat» ne commence, l’accompagnateur du KM avait prévenu Manfred Belok que la démission de Fuchs risquait d’être abordée. C’est cela aussi le «chat», répondre à des questions qui ne sont pas en lien avec le thème de la discussion.
Le «chat» d’une heure et demie touche à sa fin. Les professionnels du KM font remarquer au théologien qu’il ne pourra plus répondre à toutes les questions et qu’il doit conclure. Sur l’écran, apparaissent les phrases suivantes: «Tout temps est limité. Malheureusement beaucoup de sujets n’ont été qu’effleurés mais je remercie tous ceux qui ont participé, quelque soit leur opinion, pour leur engagement! Restons en dialogue les uns avec les autres et en prière les uns pour les autres.»
Reste encore la question principale: Pourquoi Manfred Belok a-t-il signé le mémorandum des théologiens? Il y a répondu sur le «chat» de Kath.ch: «Je l’ai signé parce que nous nous trouvons dans une profonde crise de transformation, que les dirigeants de l’Eglise font preuve d’une haute résistance à toute attitude perplexe et que je crains que de plus en plus de chrétiennes et chrétiens engagés quittent l’Eglise catholique romaine.»
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