Bruxelles: La COMECE satisfaite que l’UE ait enfin dénoncé la persécution des chrétiens

Elle demande désormais des actions politiques concrètes

Bruxelles, 22 février 2011 (Apic) La Commission des épiscopats de la Communauté européenne (COMECE) estime que la résolution adoptée, le 21 février 2011, par le Conseil de l’UE sur « l’intolérance, la discrimination et la violence fondées sur la religion » est un « pas dans la bonne direction ». Elle demande au Conseil des ministres de traduire cette déclaration en action concrète, afin de garantir aux chrétiens la liberté de religion, indique un communiqué publié le même jour.

La COMECE se réjouit que le bon sens et la volonté politique des députés aient permis de prendre une position forte, afin de dénoncer l’intolérance religieuse dans le monde. Elle demande cependant à l’UE de désormais traduire cette déclaration en action politique concrète, surtout au Moyen-Orient, « afin de garantir aux chrétiens et aux autres minorités religieuses à travers le monde le respect des droits et libertés fondamentales, y compris la liberté de religion, dont ils sont privés pour le moment ». Une requête qui fait écho aux propos de Benoît XVI déclarant, le 1er janvier dernier, que les gouvernements devaient appuyer leurs déclarations par un engagement concret et constant, afin de mettre un terme à la violence anti-religieuse.

En outre, l’UE a demandé à ce que Catherine Ashton, sa haute représentante pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, rende compte des mesures prises et des propositions concrètes faites pour renforcer l’action de l’UE dans ce domaine. La COMECE estime pour sa part que Mme Ashton pourrait prévoir, au sein du nouveau Service européen d’Action extérieure, une approche institutionnelle permanente, afin de protéger la liberté de conscience et de religion dans le monde.

L’UE enfin d’accord

Le 21 février 2011, les pays membres de l’UE se sont finalement mis d’accord en adoptant une résolution condamnant fermement « les violences et les actes de terrorisme commis dans différents pays, contre des chrétiens et leurs lieux de culte, des pèlerins musulmans et d’autres communautés religieuses ». L’UE, qui déplore qu’aucune région du monde ne soit épargnée par « le fléau de l’intolérance religieuse », rappelle son attachement à la liberté de religion et de conviction « sans aucune discrimination ». Pour la COMECE, cette déclaration commune était devenue une « nécessité impérieuse », pour contrecarrer les nombreux actes de terrorisme et de sectarisme à l’encontre des chrétiens à travers le monde, écrit-elle dans son communiqué.

Lors de leur réunion le 31 janvier dernier, le Conseil des ministres de l’UE n’était pas parvenu à adopter de conclusion sur le sujet, en raison d’un désaccord sur l’inclusion d’une référence spécifique aux chrétiens comme victimes de la persécution religieuse dans différents pays et territoires, notamment en Irak, en Egypte, au Pakistan, au Nigeria, à Chypre, aux Philippines, en Iran, en Inde et au Vietnam.

La résolution du 21 février fait suite aux protestations que plusieurs Etats membres et des députés européens avaient émises après cet échec. (apic/comece/nd)

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