Lucerne: Caritas Suisse pour l’augmentation de l’aide publique au développement

0,5 % du revenu national brut, un compromis selon Caritas Suisse

Lucerne, 24 février 2011 (Apic) Le Conseil national se prononcera, le 28 février 2011, au sujet du crédit supplémentaires 2011-2012 qui doit porter à 0,5 % du revenu national brut (RNB), les fonds destinés à la «Coopération publique au développement», d’ici à 2015. Caritas Suisse rappelle, dans son communiqué du 23 février, que les moyens supplémentaires serviront, en grande partie, à des projets d’approvisionnement en eau. Or, l’eau est une priorité de son travail.

Ces prochaines années, la Suisse opulente doit renforcer son engagement en faveur de la coopération au développement. L’objectif visé, à savoir porter le budget de «l’aide publique au développement» (ODA) à 0,5 % du revenu national brut d’ici à 2015, représente déjà un compromis, estime Caritas. Car en 2002, la communauté internationale avait confirmé le taux déjà prescrit par l’ONU en 1970 pour financer les objectifs du Millénaire pour le développement, à savoir 0,7 % du RNB. Avec son 0,47 %, la Suisse se situe actuellement dans la moyenne des pays donateurs.

Utilisation durable de l’eau

«Le crédit supplémentaire doit principalement être investi dans des projets de coopération au développement, liés à l’eau et au climat. La Suisse apporte ainsi une contribution à la réalisation de l’objectif 7 du Millénaire pour le développement (OMD), à savoir assurer une utilisation durable des ressources naturelles, et en particulier de l’eau», écrit Caritas Suisse dans un communiqué publié le 23 février.

Plus de deux milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable, ni à une infrastructure sanitaire de base, rappelle l’œuvre d’entraide. Or, l’accès à l’eau potable est une condition indispensable à la réalisation d’autres objectifs du Millénaire, comme la réduction de la mortalité infantile ou l’amélioration de la sécurité alimentaire.

L’Afrique est le continent le plus touché par le manque d’eau (et par la faim). C’est pourquoi Caritas Suisse y travaille principalement dans le domaine de l’eau. «Au Mali, l’œuvre d’entraide construit de petits barrages qui permettent aux gens de produire et d’engranger un revenu. Au Sud-Soudan, Caritas installe des conduites d’eau, récupère l’eau de pluie, construit des latrines (*) et donne des cours sur les questions d’hygiène et d’utilisation de l’eau», explique l’œuvre d’entraide.

Caritas poursuit une approche semblable au Somaliland, où elle aménage des systèmes de conduites traditionnels pour l’eau potable et l’eau industrielle. Le barrage d’Assabol que Caritas a construit en Ethiopie, est un exemple remarquable de l’efficacité des projets durables liés à l’eau. Haut de 43 mètres, il retient l’eau en provenance de cinq vallées durant la saison des pluies, ce qui permet d’irriguer les champs et d’approvisionner les ménages pendant la saison sèche, lit-on encore dans le communiqué.

(*) Les latrines sont des lieux d’aisances sommaires, dépourvus de toute installation sanitaire. (apic/com/ggc)

Encadré

A l’appel urgent lancé par Caritas, les organisations humanitaires Entraide protestante suisse (EPER), Helvetas, Swissaid, Pain pour le prochain, Action de Carême et Alliance Sud se rassembleront, le 28 février à partir de 13h45, devant l’horloge sur la place fédérale, à Berne. Invitation à tous. (apic/com/ggc)

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