Il avait commencé son ministère pendant la guerre civile
Rome, 27 février 2011 (Apic) Benoît XVI a officiellement accepté la démission du cardinal Nasrallah Pierre Sfeir de la charge de patriarche d’Antioche des maronites, le 26 février 2011. Dans une lettre adressée au prélat, le pape a salué «l’ardent désir de paix» du patriarche âgé de 90 ans. Benoît XVI avait reçu le cardinal Sfeir, qui a dirigé l’Eglise maronite pendant près de 25 ans, en audience au Vatican le 25 février.
Le cardinal Sfeir a démissionné selon les modalités prévues par l’article 126 § 2 du Code de droit canon des Eglises orientales, qui stipule : «Est compétent pour accepter la renonciation du patriarche le Synode des évêques de l’Eglise patriarcale, après avoir consulté le Pontife romain, à moins que le patriarche ne se soit adressé directement au Pontife romain».
Désormais, le synode qui rassemble une quarantaine d’évêques maronites aura un mois pour se réunir et élire un nouveau patriarche dont le nom sera ensuite communiqué à Rome afin que le pape l’approuve en lui accordant «la communion ecclésiastique».
Dans sa lettre en français, Benoît XVI a rappelé que Nasrallah Pierre Sfeir avait «commencé le noble ministère de patriarche d’Antioche des maronites en 1986 dans la tourmente de la guerre qui a ensanglanté le Liban pendant de trop longues années». Et de saluer un «ardent désir de la paix pour son pays» avec lequel il a conduit l’Eglise maronite et «sillonné le monde pour consoler son peuple contraint à l’émigration».
Le pape est aussi revenu sur la nomination, en septembre 2009, du cardinal Sfeir comme «président délégué Ad honorem» du Synode pour le Moyen-Orient d’octobre 2010, pour souligner la valeur de son service ecclésial.
Enfin, Benoît XVI a relevé que la «décision libre et magnanime» du prélat libanais de renoncer à la charge de patriarche d’Antioche des maronites était «l’expression d’une grande humilité et d’un profond détachement». (apic/imedia/cp/amc)
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