La chasuble 2011, vers une noble simplicité
Vicence, 7 mars 2011 (Apic) «Koinè», le «salon international de l’Eglise» aura lieu du 12 au 15 mars 2011, à Vicence, en Italie. Sur 22’000 mètres carrés, 300 exposants présenteront les «églises de demain». Une exposition, dédiée aux habits liturgiques, dessine les tendances pour l’année 2011.
D’après le communiqué, «’Koinè’ est le plus important salon international dédié à l›art et l›artisanat sacrés, aux technologies au service de l›Eglise, à l›architecture religieuse et aux nouveautés pour le culte et la dévotion». Et selon la même source d’information, l’entrée est gratuite pour «les professionnels et le clergé». A Vicence, du 12 au 15 mars, les ecclésiastiques de tous pays et de toutes tendances sont conviés à venir découvrir les innovations et les modes qui façonnent, par exemple, les chasubles (*) de demain.
C’est justement de chasuble qu’il s’agit dans la partie «scientifique» du salon. Il faut dire que la Conférence des évêques italiens soutient «Koinè» comme «moment de réflexion et de débats sur les objets et la configuration des lieux de culte». Un pôle scientifique qui se traduit par l’organisation de journées d’étude et de formation et par la conception d’expositions. Cette année, un des thèmes retenu est «La chasuble: panorama européen de la production». «Koinè» promet d’y présenter «les tendances les plus innovatrices de la production post-conciliaire».
L’exposition présente plus de 100 vêtements, chasuble et étoles (**) de toute l’Europe. Des ateliers et designers des Pays-Bas, de Suisse, d’Angleterre, d’Espagne, de Belgique, de France, d’Autriche et d’Italie exposent leurs créations, symbole d’une «Eglise vivante qui dialogue avec la modernité».
Mais qu’en est-il de la chasuble 2011? Tout d’abord, elle bénéficie du savoir-faire de nombreux professionnels: de l’atelier Stadelmaier – le plus ancien d’Europe – aux sœurs bénédictines de l’Archidiocèse de Vienne, en passant par Bruno Pietrobon, l’»Armani du sacré», comme il est surnommé en Italie. Du découpage laser aux différentes techniques de coutures, la chasuble 2011 est en phase avec la modernité, tout en témoignant d’une recherche de simplicité et de sobriété. Niveau textures, les créateurs privilégient – comme dans le monde de la Haute Couture – les textiles naturels, comme la laine, le cashmere, le coton et la soie. Enfin, les cinq couleurs liturgiques se déclinent dans un grand éventail de nuances. Le violet par exemple est différent pour le temps de l’Avent et celui de Carême. La grande tendance 2011? Le gris, proposé pour le rite des obsèques, réinterprétation de l’ancien noir mélangé avec du blanc, la couleur de la résurrection.
D’après Lisa Orlandi, responsable de l’exposition, «le but de cette dernière est d’orienter les goûts du consommateur – c’est-à-dire du clergé – vers la noble simplicité». Une façon comme une autre de rendre hommage à l’héritage de Vatican II.
(*) La chasuble est le vêtement porté par le prêtre pendant la célébration liturgique.
(**) L’étole est une bande de tissu, ornée d’une petite croix placée au milieu, qui entoure les épaules de l’évêque, du prêtre et du diacre et retombe sur la poitrine. Cet ornement liturgique est l’insigne par excellence de la prêtrise. (apic/com/amc)
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