«Un problème quelque peu négligé aujourd’hui»

Rome: Le «prix Henri de Lubac» revient à une thèse sur le salut

Rome, 10 mars 2011 (Apic) Pour sa 7e édition, le «prix Henri de Lubac» a été attribué le 9 mars 2011 au Père franco-néerlandais Christophe Kruijen, prêtre du diocèse de Metz en France et jeune official de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Ce prix de l’Ambassade de France près le Saint-Siège a salué une thèse intitulée : «Salut universel ou double issue du jugement : espérer pour tous ? Contribution à l’étude critique d’une opinion théologique contemporaine concernant la réalisation de la damnation». Il a été remis à Rome par le cardinal Paul Poupard, ancien président du Conseil pontifical de la culture.

La thèse du Père Christophe Kruijen a été sélectionnée parmi cinq autres thèses. Le jury a jugé que ce travail avait été consacré à «un problème quelque peu négligé aujourd’hui» et estimé que sa publication était «souhaitable et propre à susciter un ample débat».

Né en 1970 à Thionville en France, Christophe Kruijen a étudié à l’Université pontificale grégorienne, puis à l’Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin de Rome. Ordonné prêtre en juin 2000 pour le diocèse de Metz, il est depuis 2009 official de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Un comité prestigieux

Le comité d’honneur était composé des cardinaux Paul Poupard, ancien président du Conseil pontifical de la culture et du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Georges-Marie Cottier, ancien théologien de la Maison pontificale, et Albert Vanhoye, ancien secrétaire de la Commission biblique pontificale. Mgr Jean-Louis Bruguès, secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique, le père Gilles-Hervé Masson, représentant des Editions du Cerf qui éditent les œuvres du cardinal de Lubac, et l’ambassadeur de France près le Saint-Siège, Stanislas de Laboulaye, faisaient également partie du comité.

Le prix, qui porte le nom du théologien et jésuite français Henri de Lubac (1896-1991), s’élève à 3000 euros. Cette somme a pour but d’aider à la publication de la thèse primée. Ce prix entend récompenser la meilleure thèse de doctorat rédigée en français dans le domaine philosophique, théologique ou spirituel et soutenue auprès de l’une des universités pontificales de Rome.

Pour sa première édition, en 2004, le prix avait été remis au lauréat par le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. (apic/imedia/lb/amc)

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