Se donner les moyens de lutter contre le chômage
Ouagadougou, 13 avril 2011 (Apic) L`Action catholique des travailleurs (ACT) a rendu public, le 9 avril 2011, une étude sur «l`état des lieux des marchés de l`emploi et de la formation professionnelle au Burkina Faso», menée par l`Institut de management des entreprises et de conseils (IMECO), a indiqué le site allafrica.com, le 11 avril. Le but de cette étude est de se donner les moyens de lutter contre le chômage et de contribuer à l`émergence de l`économie du pays.
L`étude s`inscrit dans le cadre du plan d`action 2010-2013 de l`ACT intitulée «La mondialisation et les travaillants migrants». Elle entre dans le cadre de son projet de création d`un centre d`accueil, d`écoute et d`orientation des sans emplois, à Ouagadougou, la capitale. Elle a été mandatée en collaboration avec la Confédération nationale des travailleurs du Burkina (CNTB) et l`ONG chrétienne belge «Solidarité mondiale» (WSM).
Ce document de 42 pages aborde les domaines de l`économie, de la démographie, de l`agriculture, de l`élevage, de l`industrie, de l`artisanat et le secteur tertiaire. Il fait l`état des lieux du marché de l`emploi au Burkina Faso, du chômage et des institutions d`appui, ainsi que du marché de la formation technique et professionnelle.
Selon Jacob Bambara, responsable du cabinet IMECO, l`étude a révélé qu`au Burkina, la pauvreté touche essentiellement les femmes et les jeunes sans emploi ou sous-employés. Elle sévit surtout en zone rurale et dans les zones périurbaines.
L`étude de IMECO recommande à l`Etat de créer davantage d`établissements de formation technique et professionnelle spécialisée et d`améliorer leur capacité d`accueil. Des banques de données régionales, recensant les opportunités locales de création d`entreprises, devraient aussi être élaborées.
L`enquête préconise aussi une meilleure orientation des élèves et étudiants vers des formations de pointe. La lutte contre le chômage devra passer par la préservation des emplois existants et la création de nouveaux postes, tant dans les secteurs de l`agriculture, de l`élevage que dans ceux de l`industrie minière. «Le secteur des services, particulièrement le commerce et le développement des nouvelles technologies de communication, représente de véritables niches d`emplois», a par ailleurs souligné Jacob Bambara.
En outre, cette enquête invite l`ACT à créer, en son sein, une cellule d`encadrement, d`information, de formation, de financement et de parrainage de ses membres sans emploi, afin de les rendre plus «sexy» sur le marché. Jean de Dieu Some, président national de l`ACT, considère que les conclusions de cette étude ouvrent un «horizon de solidarité» avec les sans emplois, les jeunes diplômés et les travailleurs à emplois précaires. Pour Augustin Hien, secrétaire général de la CNTB, elles sont des arguments utiles pour faire passer des revendications auprès des autorités.
Au Burkina, considéré comme l`un des pays les plus pauvres au monde, l`Eglise catholique a beaucoup investi dans la promotion de l`économie. A travers son organisme caritatif, OCADES (Organisation catholique pour le développement et la solidarité), elle a injecté plus de 40 milliards de francs CFA (plus de 81,7 millions de CHF) dans l`économie du pays, a déclaré en février dernier, Mgr Paul Y. Ouédraogo, archevêque métropolitain de Bobo-Dioulasso et président de l`OCADES. (apic/ibc)
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