La force d’âme de Socrate l’éloigne de notre commune condition humaine
Rome, 24 avril 2011 (Apic) Jésus est vraiment l’un de nous en raison de sa peur devant la mort, a affirmé le Père Federico Lombardi, dans son éditorial pour Octava Dies, l’hebdomadaire d’information du Centre télévisé du Vatican, le 23 avril 2011. Au contraire, la supériorité de Socrate «face à l’expérience de l’angoisse l’éloigne, en un certain sens, de la pauvreté et de la fragilité concrètes de notre commune condition humaine face à la mort».
Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège commentait la comparaison entre les deux personnages faite par Benoît XVI au cours de l’audience générale du 20 avril. «Nous admirons tous la force d’âme et la maîtrise de soi du sage de la Grèce antique, que son disciple Platon nous a décrit de manière très efficace dans des pages inoubliables», a noté le Père jésuite, mais «l’amour de Dieu descend tout au fond de l’abîme pour nous conduire tous vers le haut».
«Paradoxalement, a conclu le Père Lombardi, la page qui est peut-être la plus mystérieuse et la plus déconcertante de l’Evangile, Gethsémani, devient celle qui peut le plus réconforter la douleur sans limites de l’humanité de tous les temps». (apic/imedia/cp/amc)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/la-force-d-ame-de-socrate-l-eloigne-de-notre-commune-condition-humaine/