Rome: Jean Paul II oeuvrait ’sans cesse’ pour la paix, la famille et la vie

Témoignage de Sœur Marie Simon-Pierre, guérie par Karol Wojtyla

Rome, 1er mai 2011 (Apic) Jean Paul II a «toujours œuvré au service de la famille, de la vie» et il «oeuvrait sans cesse pour la paix», a assuré Sœur Marie Simon-Pierre, religieuse française guérie miraculeusement par l’intercession de Karol Wojtyla. Elle a témoigné, le 30 avril au soir, devant les fidèles assemblés au Cirque Maxime de Rome. L’ancien secrétaire particulier de Jean Paul II et son ’porte-parole’ sont aussi intervenus, rapporte l’agence I.Media.

Sœur Marie Simon-Pierre, dont la guérison ’miraculeuse’ a permis la béatification du pape polonais, a assuré que Jean Paul II était «proche de tous». «Il a toujours œuvré au service de la famille, de la vie» et il «oeuvrait sans cesse pour la paix», a-t-elle ajouté. Très émue, elle a confié qu’»à sa mort, j’ai ressenti un grand vide». Avant d’ajouter: «j’ai eu le sentiment que je perdais un être cher, quelqu’un que j’aimais beaucoup». «Il me soutenait, je savais qu’il me comprenait», a encore affirmé la religieuse guérie en juin 2005 de la maladie de Parkinson.

Joaquin Navarro-Valls, ancien ’porte-parole’ du Vatican, a témoigné que Jean Paul II «cherchait la miséricorde de Dieu chaque semaine dans la confession». Interrogé sur la sainteté du pape polonais, ce médecin espagnol a précisé que l’Eglise ne faisait pas les saints, mais qu’elle reconnaissait que leur vie était celle «d’une personne sainte». «Jean Paul II ne pouvait vivre sans prier», il «nourrissait sa prière des besoins des autres» et n’avait «plus d’espace pour lui dans la prière», a ajouté Joaquin Navarro-Valls.

Une foi forte et sans peurs

Le cardinal Stanislaw Dziwisz, ancien secrétaire particulier de Jean Paul II, a rappelé que ce pape était «fidèle en amitié». Interrogé sur les moments de colères du pape, le cardinal polonais a confié l’avoir vu s’énerver à 2 reprises: lorsqu’il s’était élevé contre la mafia à Agrigente en Sicile (Italie) et pendant l’Angélus avant la guerre en Irak.

Dans un témoignage publié dans L’Osservatore Romano du 1er mai, le cardinal Dziwisz a confié que le pape polonais se sentait «romain jusqu’au bout». «Romain, a-t-il expliqué, au point de bénir sa ville d’élection, chaque soir, lorsque avant d’aller se reposer, il regardait Rome tout illuminée depuis sa chambre». Pour le haut prélat polonais, «être avec Jean-Paul II voulait dire aimer son silence», et être son collaborateur ou son secrétaire signifiait avant tout «lui garantir son espace vital, son autonomie, protéger son espace de liberté, qui incluait tout d’abord de l’espace et des temps pour Dieu». «Pour Jean Paul II, prier c’était respirer», a-t-il conclu.

Au cours de la veillée, le cardinal Agostino Vallini, vicaire de Rome, a rappelé «le témoignage de foi» de Jean Paul II, «une foi convaincue et forte, sans peurs et compromis, cohérente jusqu’au dernier souffle, forgée par les épreuves, la fatigue et la maladie». Il s’est ensuite réjoui que ce témoignage ait pu être écouté «partout, au cours de ses voyages apostoliques, par des millions d’hommes et de femmes de toutes races et cultures». Il a également confié que le travail de Jean Paul II était «pénétré et traversé par la prière». Face à des dizaines de milliers de jeunes présents à la veillée, le cardinal Vallini a assuré que, pour le pape polonais, les jeunes étaient la «richesse de l’Eglise et de la société».

La soirée s’est poursuivie par la prière du chapelet, en lien avec 5 sanctuaires mariaux à travers le monde. Benoît XVI, en direct depuis ses appartements, devait prononcer la bénédiction finale. (apic/imedia/lb/ggc)

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