Vatican: Le préservatif prive l’acte conjugal de sa signification intrinsèque

L’abstinence de relations sexuelles, une réponse généreuse

Rome, 26 mai 2011 (Apic) Le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé organise un colloque sur «La centralité des soins à la personne dans la prévention et le traitement du sida», les 27 et 28 mai 2011 à Rome. Dans un texte intitulé «L’amour conjugal au temps du sida», le théologien espagnol Juan José Perez-Soba rappelle la doctrine de l’Eglise sur l’usage du préservatif au sein du couple, et pour ceux atteints par le sida.

Le théologien, professeur de morale à la Faculté saint Damase de Madrid et enseignant à l’Institut Jean Paul II pour les études sur le mariage et la famille, rappelle la signification d’un acte pleinement conjugal: «Un acte sexuel réalisé avec un préservatif ne peut être considéré comme un acte pleinement conjugal, dans la mesure où il le prive de sa signification intrinsèque», rapporte «L’Osservatore Romano» du 25 mai 2011. «Le préservatif, constituant une barrière, déforme en quelque sorte la réalisation elle-même de l’acte conjugal et le prive non seulement de sa signification procréative, empêchant la fécondation, mais il met également en péril l’objectif d’être ’une seule chair’, dans le sens du don intégral de l’union des époux». Le théologien espagnol conclut: «Un rapport qui, empêchant intentionnellement la communication du sperme, ne peut être considéré comme véritablement unifiant».

Le cas des couples sous la menace du sida

Au sujet des couples mariés sous la menace du sida, le Père Juan José Perez-Soba préconise l’abstinence: «Confrontés au risque d’une infection, les époux peuvent décider de s’abstenir de relations sexuelles, comme c’est le cas dans d’autres pathologies». Il les invite à puiser leur force dans l’engagement matrimonial: «Face à une telle situation difficile, un couple doit tirer de son engagement la force nécessaire à vivre la vérité de sa vocation, ayant confiance en la grâce de Dieu, cherchant l’accompagnement de l’Église».

Le théologien distingue l’usage régulier de l’emploi exceptionnel du préservatif, qui réduit les risques de contamination: «L’usage du préservatif… peut avoir une certaine efficacité dans la prévention du sida, celui-ci n’est pas en mesure de garantir une sécurité absolue, ni lors de l’acte lui-même, ni encore moins dans le cadre de la vie sexuelle d’un couple». Il rappelle que son utilisation n’est pas un moyen efficace pour lutter contre la maladie et invite à la responsabilité des conjoints: «Il n’est pas approprié d’en conseiller l’utilisation comme moyen efficace de lutte contre la contagion». Et d’étayer à l’aide d’exemples: «Les nombreuses campagnes qui invitent à son utilisation sans discernement ont plutôt montré le contraire. Alimentant la fausse croyance selon laquelle il n’y aurait aucun danger, elles augmentent la possibilité d’infection. Présenter le préservatif comme une solution à ce problème est une grave erreur; le choisir simplement comme une pratique habituelle est un manque de responsabilité dans la rencontre avec l’autre personne».

Encadré

Colloque sur la centralité des soins dans la prévention et le traitement du sida

Interviendront notamment Michel Sidibé, secrétaire général adjoint de l’Onu et directeur exécutif du programme commun des Nations unies sur le sida, Mgr Silvano Tomasi, Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies à Genève, ou encore Mgr Jean Laffitte, secrétaire du Conseil pontifical pour la famille et consulteur du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé.

Le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé a été créé le 11 février 1985 par le Motu Proprio «Dolentium hominum» du pape Jean Paul II. Il coordonne toutes les institutions catholiques, religieuses et laïques, engagées dans la pastorale des malades. (apic/lacroix/cic/pem/ggc)

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